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Actualités - Chronologie

Égypte Gamal Moubarak se place en « dauphin » potentiel de son père

Gamal Moubarak, fils cadet du président égyptien, a renforcé son emprise sur le Parti national démocrate (PND, au pouvoir) à l’issue de sa deuxième conférence annuelle, se plaçant dans l’antichambre du pouvoir comme « dauphin » potentiel pour succéder à son père. Même si Gamal Moubarak s’est à nouveau déclaré opposé au « principe d’hérédité du pouvoir », les jeunes de son entourage insistent sur le fait que ce jeune cadre moderne, aux antipodes des représentants de la vieille garde du parti, est un « dauphin républicain ». Pour eux, le « moment venu », il devra, comme tout citoyen égyptien éligible, se présenter au suffrage populaire et être adoubé par les électeurs. Cependant, Gamal Moubarak, 41 ans, apparu comme l’inspirateur de la « pensée nouvelle », qui s’impose désormais au PND et, à travers lui, au gouvernement, devra attendre son tour avant d’accéder éventuellement à la magistrature suprême. Le président Hosni Moubarak, 76 ans, au pouvoir depuis 23 ans, devrait en effet briguer un cinquième mandat en septembre 2005. Une discrète campagne a commencé au sein du PND pour y préparer les militants. Hosni Moubarak, qui a clôturé la conférence par un discours reprenant les grands thèmes débattus, est apparu en bonne forme physique, malgré le malaise qui l’avait obligé à interrompre son discours devant l’Assemblée du peuple en novembre 2003, et une intervention chirurgicale en Allemagne, en juin 2004, pour une hernie discale. Mais le chef de l’État s’est fait discret tout au long des travaux de la conférence, laissant toute la place à son fils cadet, sur lequel étaient braqués tous les projecteurs. Selon des analystes égyptiens, la prochaine étape de la fulgurante ascension de Gamal Moubarak devrait être sa nomination à la tête du PND. De l’avis de plusieurs ambassadeurs accrédités en Égypte, qui avaient été conviés à une réunion-débat avec Gamal Moubarak en marge de la conférence, le fils du chef de l’État a montré une bonne maîtrise des dossiers et une grande aisance avec ses interlocuteurs. La conférence du PND a été axée sur les réformes économiques, en laissant de côté les réformes institutionnelles, « qui ne font pas partie des priorités actuelles du PND », a indiqué M. Gamal Moubarak. L’opposition égyptienne, qui s’est déclarée déçue par les résultats de la conférence, demandait pour sa part la levée de l’état d’urgence, en vigueur depuis l’assassinat du président Anouar el-Sadate en 1981, la limitation des pouvoirs du président de la République et une élection présidentielle avec plusieurs candidats, ainsi que la réforme de la Constitution pour évoluer vers un régime parlementaire au lieu du régime ultraprésidentiel actuel. Sur le plan économique, la conférence a entériné deux projets de réformes fiscale et douanière, tendant vers une plus grande ouverture de l’économie égyptienne sur le marché mondial et la relance de l’activité domestique en stagnation ces derniers mois.
Gamal Moubarak, fils cadet du président égyptien, a renforcé son emprise sur le Parti national démocrate (PND, au pouvoir) à l’issue de sa deuxième conférence annuelle, se plaçant dans l’antichambre du pouvoir comme « dauphin » potentiel pour succéder à son père.
Même si Gamal Moubarak s’est à nouveau déclaré opposé au « principe d’hérédité du pouvoir », les jeunes de son entourage insistent sur le fait que ce jeune cadre moderne, aux antipodes des représentants de la vieille garde du parti, est un « dauphin républicain ».
Pour eux, le « moment venu », il devra, comme tout citoyen égyptien éligible, se présenter au suffrage populaire et être adoubé par les électeurs. Cependant, Gamal Moubarak, 41 ans, apparu comme l’inspirateur de la « pensée nouvelle », qui s’impose désormais au PND...