L’argumentaire de l’Administration US sur la guerre se disloque
le 08 octobre 2004 à 00h00
L’argumentaire de George W. Bush pour partir en guerre en Irak subit une série exceptionnelle de coups durs, qui mettent en difficulté le président américain en pleine campagne pour sa réélection.
En trois jours à peine, M. Bush a dû faire face à une accumulation de déclarations et rapports mettant en cause l’existence de liens entre le régime de Saddam Hussein et le réseau terroriste el-Qaëda, remettant en lumière la fragilité des arguments sur l’armement irakien ou fustigeant le manque de troupes engagées dans ce pays.
Le rapport d’un millier de pages du chef des inspecteurs américains en Irak, Charles Duelfer, publié mercredi, confirme l’absence de stocks d’armes bactériologiques, chimiques ou nucléaires dans ce pays lors de l’entrée en guerre. Il affirme aussi que l’Irak avait renoncé à ses armes de destruction massive dès 1991, il y a treize ans, et n’avait pas même de programme d’ADM lors de l’invasion du pays en mars 2003, un tableau loin du danger massif et pressant décrit par l’Administration Bush l’an dernier.
Outre le rapport Duelfer, les mauvaises surprises se sont multipliées pour l’Administration Bush depuis le début de la semaine :
– Des déclarations de l’ancien proconsul américain en Irak, Paul Bremer, mettant « l’atmosphère d’anarchie » dans ce pays sur le compte du trop faible niveau de troupes engagées dès le départ.
– Des propos, laborieusement rectifiés, du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld affirmant ne pas avoir de « preuve forte et formelle » de liens entre le régime de Saddam Hussein et el-Qaëda, en contradiction avec le discours de la Maison-Blanche.
– Un rapport de la CIA mettant en doute l’existence de liens entre le régime irakien déchu et le Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui, lié au réseau el-Qaëda et considéré aujourd’hui comme « l’ennemi numéro un » des Américains en Irak.
Ces développements ne facilitent pas la tâche de M. Bush, au coude-à-coude dans les sondages avec son rival John Kerry, mais qui a réussi jusqu’à présent à maintenir une avance sur les dossiers de l’Irak et de la lutte antiterroriste.
Le service de presse du camp Kerry n’a d’ailleurs pas manqué de diffuser mercredi un communiqué soulignant que M. Bush « tente désespérément d’endiguer une marée de mauvaises nouvelles » sur l’Irak.
L’argumentaire de George W. Bush pour partir en guerre en Irak subit une série exceptionnelle de coups durs, qui mettent en difficulté le président américain en pleine campagne pour sa réélection.
En trois jours à peine, M. Bush a dû faire face à une accumulation de déclarations et rapports mettant en cause l’existence de liens entre le régime de Saddam Hussein et le réseau terroriste el-Qaëda, remettant en lumière la fragilité des arguments sur l’armement irakien ou fustigeant le manque de troupes engagées dans ce pays.
Le rapport d’un millier de pages du chef des inspecteurs américains en Irak, Charles Duelfer, publié mercredi, confirme l’absence de stocks d’armes bactériologiques, chimiques ou nucléaires dans ce pays lors de l’entrée en guerre. Il affirme aussi que l’Irak avait renoncé à ses...
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