Tony Blair a refusé hier, devant le congrès annuel du Labour à Brighton (sud de l’Angleterre), de « présenter ses excuses » pour avoir débarrassé l’Irak de Saddam Hussein, tout en demandant aux membres du parti de resserrer les rangs pour remporter un troisième mandat électoral d’affilée.
Le Premier ministre travailliste n’a pas cherché à éluder devant sa base, toujours divisée, l’incontournable dossier irakien, dix-huit mois après le déclenchement de la guerre.
Au gré des enquêtes internationales, son discours a toutefois changé : il reconnaît désormais que les preuves des services de renseignements sur les armes biologiques et chimiques de l’Irak « se sont avérées fausses ». S’il accepte de présenter ses excuses pour cette méprise de taille, ses convictions morales restent inchangées : « Je ne peux pas, en toute sincérité, présenter mes excuses pour avoir fait partir Saddam (Hussein). » Il demeure en outre persuadé que « la sécurité future du Royaume-Uni en dépendait ».
Quant à la violence qui règne en Irak, il l’explique calmement aux délégués : les « terroristes ont choisi ce champ de bataille » pour porter atteinte « aux valeurs et à la façon de vivre dans une démocratie ».
Le Premier ministre britannique avait démarré son discours avec une pensée pour le calvaire de l’otage britannique en Irak, Kenneth Bigley, qui hante le congrès annuel du Labour. Il a aussi exprimé ses condoléances aux familles des deux militaires britanniques tués dans une embuscade dans le sud de l’Irak hier matin.
Les militants travaillistes devront toutefois patienter jusqu’à jeudi, dernier jour du congrès, pour débattre publiquement de la situation en Irak à la tribune et voter sur une motion encore en gestation.
Tony Blair a également promis aux délégués qu’il fera de la relance du processus de paix au Proche-Orient sa « priorité personnelle » après les élections aux États-Unis début novembre. L’aile gauche antiguerre du Labour, qui réclame régulièrement la démission de Tony Blair, reste politiquement marginale au sein du parti et à la Chambre des communes. Mais elle a la faculté de mettre une nouvelle fois le chef du gouvernement dans l’embarras, à un moment-clé de son deuxième mandat. Tony Blair, élu haut la main en 1997 puis en 2001, entend en effet briguer un troisième mandat consécutif à l’occasion de probables élections législatives en mai ou juin 2005. « Nous pouvons gagner un troisième mandat », a-t-il lancé hier aux délégués, avant de conclure son discours sous les applaudissements avec un mot d’ordre : « Maintenant mobilisons-nous pour le faire. »
Pour ajouter aux maux du Premier ministre, des échauffourées ont éclaté mardi entre des milliers de défenseurs de la chasse au renard et les forces de l’ordre, en marge du congrès, quelques instants avant son discours.
Les Communes ont récemment approuvé l’interdiction de cette pratique, suscitant des réactions violentes parmi les chasseurs.
Tony Blair a refusé hier, devant le congrès annuel du Labour à Brighton (sud de l’Angleterre), de « présenter ses excuses » pour avoir débarrassé l’Irak de Saddam Hussein, tout en demandant aux membres du parti de resserrer les rangs pour remporter un troisième mandat électoral d’affilée.
Le Premier ministre travailliste n’a pas cherché à éluder devant sa base, toujours divisée, l’incontournable dossier irakien, dix-huit mois après le déclenchement de la guerre.
Au gré des enquêtes internationales, son discours a toutefois changé : il reconnaît désormais que les preuves des services de renseignements sur les armes biologiques et chimiques de l’Irak « se sont avérées fausses ». S’il accepte de présenter ses excuses pour cette méprise de taille, ses convictions morales restent inchangées : «...
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