EUROSTAT
Les comptes grecs jettent une ombre sur la surveillance budgétaire en Europe
le 24 septembre 2004 à 00h00
La révélation hier, par l’Office européen des statistiques Eurostat, d’une transgression par la Grèce depuis 2000 du pacte de stabilité a jeté une ombre sur la surveillance budgétaire des pays partageant l’euro.
Eurostat a réévalué de manière drastique les déficits grecs qui dépassent depuis 2000 la limite de 3 % du PIB fixée par le pacte de stabilité. Le passif s’est élevé à 4,1 % en 2000 (contre 2 % estimé en mars), 3,7 % en 2001 et 2002 (contre 1,4 %), et 4,6 % en 2003 (contre 1,7 %).
Le pot aux roses a été découvert suite à un audit lancé par le gouvernement conservateur grec venu au pouvoir en mars.
Dépourvu de données indépendantes, Eurostat doit se fier aux chiffres transmis par les autorités nationales. Son directeur général, Michel Vanden Abeele, a souligné hier qu’il n’était « pas satisfait de la crédibilité » des données grecques.
Le résultat de cet audit risque de jeter le discrédit sur l’adhésion de la Grèce à l’euro, décidée en juin 2000 sur la base de ses comptes de 1997 à 1999, jugés alors conformes aux critères du traité.
Toutefois, l’appartenance d’Athènes à la zone euro ne devrait pas être remise en cause puisque d’autres pays transgressent les règles du pacte, a rappelé M. Vanden Abeele, dans une allusion à la France et à l’Allemagne dont les déficits dérapent depuis 2002.
Mais les comptes grecs jettent une ombre sur la validité des statistiques communautaires, base de la surveillance multilatérale. Cette réévaluation est cause d’une « réelle inquiétude », a affirmé le commissaire européen aux Affaires économiques Joaquin Almunia, emboîtant le pas au président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, qui l’avait qualifiée mercredi d’ « énorme problème ».
M. Almunia a souligné que « la compilation et la transmission des statistiques budgétaires sont d’une importance vitale pour la crédibilité de la surveillance budgétaire ».
La révélation hier, par l’Office européen des statistiques Eurostat, d’une transgression par la Grèce depuis 2000 du pacte de stabilité a jeté une ombre sur la surveillance budgétaire des pays partageant l’euro.
Eurostat a réévalué de manière drastique les déficits grecs qui dépassent depuis 2000 la limite de 3 % du PIB fixée par le pacte de stabilité. Le passif s’est élevé à 4,1 % en 2000 (contre 2 % estimé en mars), 3,7 % en 2001 et 2002 (contre 1,4 %), et 4,6 % en 2003 (contre 1,7 %).
Le pot aux roses a été découvert suite à un audit lancé par le gouvernement conservateur grec venu au pouvoir en mars.
Dépourvu de données indépendantes, Eurostat doit se fier aux chiffres transmis par les autorités nationales. Son directeur général, Michel Vanden Abeele, a souligné hier qu’il n’était « pas...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.