La presse US préoccupée par l’isolement des États-Unis à l’Onu
le 23 septembre 2004 à 00h00
Plusieurs quotidiens américains s’inquiétaient, hier, de l’isolement des États-Unis, en particulier sur l’Irak, au lendemain du discours devant l’Onu du président Bush. Le ton du discours de M. Bush était si « différent de celui des autres leaders » participant à l’Assemblée générale de l’Onu que le « fossé entre l’Administration Bush et le reste du monde n’est jamais apparu aussi large », estime le Washington Post. Pour le quotidien, « son message était directement adressé aux électeurs américains, pas aux dirigeants l’écoutant sans enthousiasme », à six semaines de la présidentielle du 2 novembre.
« M. Bush a donné un discours de campagne inexplicablement provocant, dans lequel il est passé en vitesse sur les difficultés actuelles en Irak devant une audience qui était parfaitement informée de la réalité de la situation », écrit le New York Times. Le président « a semblé plus intéressé à louer sa politique qu’à assumer le leadership d’un effort international », selon le quotidien progressiste.
Le Los Angeles Times est plus nuancé en estimant que M. Bush a adopté un ton « conciliant », « cherchant à montrer qu’il était disposé à jouer avec les autres ». Mais cela ne peut suffire en raison du « refus persistant de M. Bush d’accepter que la coopération internationale soit autre chose que d’obéir aux ordres de Washington ».
M. Bush est en revanche applaudi par le conservateur Washington Times pour qui il a plaidé « d’une façon convaincante » pour son approche de « la guerre contre le terrorisme islamique ». Pour sa part, le Wall Street Journal se félicite que le candidat démocrate John Kerry ait « enfin proposé une alternative cohérente à la politique étrangère de Bush » après ses virulentes critiques de lundi contre le président sortant. De ce fait, « personne ne pourra dire qu’un choix clair n’est pas offert aux électeurs », ajoute le quotidien, qui ne cache pas son désaccord politique avec M. Kerry.
Plusieurs quotidiens américains s’inquiétaient, hier, de l’isolement des États-Unis, en particulier sur l’Irak, au lendemain du discours devant l’Onu du président Bush. Le ton du discours de M. Bush était si « différent de celui des autres leaders » participant à l’Assemblée générale de l’Onu que le « fossé entre l’Administration Bush et le reste du monde n’est jamais apparu aussi large », estime le Washington Post. Pour le quotidien, « son message était directement adressé aux électeurs américains, pas aux dirigeants l’écoutant sans enthousiasme », à six semaines de la présidentielle du 2 novembre.
« M. Bush a donné un discours de campagne inexplicablement provocant, dans lequel il est passé en vitesse sur les difficultés actuelles en Irak devant une audience qui était parfaitement...
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