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Actualités - Chronologie

ÉDITION Les grands textes d’Artaud en un seul volume (photo)

Les grands textes d’Antonin Artaud (1896-1948), proposés dans un ordre chronologique et pas thématique (poésie, cinéma, théâtre, etc), ont été regroupés en un seul volume par Gallimard, dans sa collection Quarto, à couverture souple. «Il s’agit de proposer ici, pour la première fois, une vue d’ensemble de l’œuvre d’Antonin Artaud, depuis ses premiers écrits de jeunesse jusqu’aux derniers textes de 1948, afin d’en montrer à la fois la logique profonde mais aussi la constante diversité», souligne dans sa préface Évelyne Grossman, qui a établi cette édition. Le choix chronologique «fait mieux percevoir la multiplicité simultanée» des champs d’intérêt de l’écrivain, ajoute-t-elle, en précisant qu’«il menait de front un nombre impressionnant d’activités, avec une avidité et une force vitale étonnantes en dépit de ses angoisses et de la souffrance». L’ouvrage comprend notamment Correspondance avec Jacques Rivière, L’ombilic des limbes, Le pèse-nerfs, Fragments d’un journal d’enfer, L’art et la mort, Héliogabale ou l’anarchiste couronné, Le théâtre et son double, Les Cenci, Les Tarahumaras, Artaud le Mômo, Suppôts et suppliciations, Van Gogh le suicidé de la société, Pour en finir avec le jugement de dieu, etc. Il propose aussi un large choix d’articles, de scénarios et de textes divers dont plusieurs introuvables ou inédits, plus de 200 lettres, dont, là encore, des inédits, une abondante iconographie, des reproductions de dessins d’Artaud, etc. Surréaliste, mouvement dont il fut vite écarté, fondateur avec Roger Vitrac du théâtre Alfred-Jarry, Antonin Artaud a aussi été acteur de cinéma, notamment dans Napoléon, d’Abel Gance. Son œuvre, placée sous le signe de l’excès, a eu une influence considérable, notamment sur la mise en scène. Il a poussé, le plus loin possible, l’expression de la douleur psychique, passant au total neuf années dans divers asiles d’aliénés, comme l’hôpital de Rodez, à une époque où les conditions de vie y étaient particulièrement dures. S’il n’est plus aujourd’hui «un auteur scandaleux au sens banal du terme», il reste un écrivain «profondément inquiétant», estime Évelyne Grossman. Notant que ses livres (reconnus et traduits dans le monde entier) sont souvent davantage «cités que réellement lus», elle estime que « l’expérience à laquelle est confronté tout lecteur d’Artaud est celle d’un bouleversement de ses repères subjectifs». (Artaud/Œuvres, éd. Gallimard, 1792 pages, 290 documents, 35 euros.)
Les grands textes d’Antonin Artaud (1896-1948), proposés dans un ordre chronologique et pas thématique (poésie, cinéma, théâtre, etc), ont été regroupés en un seul volume par Gallimard, dans sa collection Quarto, à couverture souple.
«Il s’agit de proposer ici, pour la première fois, une vue d’ensemble de l’œuvre d’Antonin Artaud, depuis ses premiers écrits de jeunesse jusqu’aux derniers textes de 1948, afin d’en montrer à la fois la logique profonde mais aussi la constante diversité», souligne dans sa préface Évelyne Grossman, qui a établi cette édition.
Le choix chronologique «fait mieux percevoir la multiplicité simultanée» des champs d’intérêt de l’écrivain, ajoute-t-elle, en précisant qu’«il menait de front un nombre impressionnant d’activités, avec une avidité et une force...