Forte des succès de quelques ténors désormais reconnus à l’international, la haute couture libanaise est désormais un secteur en pleine expansion. Après avoir proposé leurs collections en Europe, nos couturiers enchaînent les événements, occupent tous les podiums locaux et régionaux et s’affichent dans tous les médias. Septembre, mois des collections hivernales, sera désormais un rendez-vous libanais attendu par les « fashionistas » les plus averties.
La semaine dernière déjà, lors des défilés « Lines of Fashion » qui ont eu lieu au Metropolitan Hotel, des couturiers libanais confirmés, tels que Tony Ward, Georges Hobeika et Khaled, présentaient leurs collections « intra muros » au bout d’un parcours européen. Aux côtés des Italiens Grimaldi et Giardina, de l’Allemand Heidi Beck, de collègues libanais tels que Pierre Katra, Hanna Touma, Nawal Sarieddine, Fadi Nahlé, Dany Atrache et Viken, défilait également l’Égyptienne Fawzieh Nafea.
Pendant ce temps, de nombreux stylistes régionaux, parmi lesquels se sont distingués des créateurs turcs, donnaient à voir une production intéressante dans le cadre de la Foire internationale du Biel.
À la fin du mois, du 27 au 30 septembre, le très attendu défilé du Lux Fashion World présentera, aux côtés des Libanais Viken et Dany Atrache, les travaux de l’Égyptien Hani el-Bihairy, des Saoudiens Amina el-Jasem et Zaki ben Aboud et de la Koweïtienne Adiba al-Mahboub. Beyrouth prend déjà les allures d’une figure de proue de la création vestimentaire au Moyen-Orient. La capitale libanaise, déjà connue comme étant l’une des plates-formes les plus importantes de la région pour le commerce de la mode occidentale, s’ouvre désormais aux designers du cru. Elle offre à leurs audaces un champ de liberté inégalé dans le voisinage, et sa clientèle, parmi les mieux informées, les gratifie pour sa part d’un regard critique des plus constructifs. Une « success story » à surveiller de près !
À PROPOS
Ce que voile le voile
Encore une rentrée délicate en France avec cette loi mal digérée sur le port du voile. Traditionnel ou religieux, opprimant ou libérateur, le voile n’a pas fini de faire couler l’encre. Ce bout de tissu de toutes les passions n’a pas manqué de fasciner les créateurs de mode. Opaque ou vaporeux, avec sa faculté à laisser deviner autant qu’à dérober l’essentiel au regard, le voile finit par convaincre que le cacher est le plus puissant levier de notre imaginaire. En 1998, le créateur Hussein Chalayan défrayait déjà la chronique pour avoir fait défiler ses modèles entièrement nus, sauf la tête recouverte d’un voile pudique, pour les couvrir progressivement et les ensevelir finalement sous un tchador noir, terrifiant et finalement assez érotique. L’affaire avait fait un peu de bruit, mais l’homme étant chypriote et turc, ce qui semblait lui conférer une certaine légitimité pour parler de ces choses, on en était resté là. Mustafa Kemal, le «père des Turcs», avait d’ailleurs passé une grande partie de sa vie à contraindre ses compatriotes à adopter une tenue occidentale. Cela dit, voici quelques années que les plus grands couturiers, de J-C de Castelbajac à Dolce & Gabbana, en passant par Laurent Mercier, Osvaldo Martins et Vivienne Westwood, y vont de leur interprétation personnelle sans jamais manquer de surprendre.
FIFI ABOUDIB
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Forte des succès de quelques ténors désormais reconnus à l’international, la haute couture libanaise est désormais un secteur en pleine expansion. Après avoir proposé leurs collections en Europe, nos couturiers enchaînent les événements, occupent tous les podiums locaux et régionaux et s’affichent dans tous les médias. Septembre, mois des collections hivernales, sera désormais un rendez-vous libanais attendu par les « fashionistas » les plus averties.
La semaine dernière déjà, lors des défilés « Lines of Fashion » qui ont eu lieu au Metropolitan Hotel, des couturiers libanais confirmés, tels que Tony Ward, Georges Hobeika et Khaled, présentaient leurs collections « intra muros » au bout d’un parcours européen. Aux côtés des Italiens Grimaldi et Giardina, de l’Allemand Heidi Beck, de collègues...