RAPPORT
Les lourdeurs administratives
entravent la croissance mondiale
le 09 septembre 2004 à 00h00
Les lourdeurs administratives entravent encore trop souvent la croissance en freinant la création d’entreprises, en particulier dans les pays en développement, affirme une étude publiée hier par la Banque mondiale.
Un total de 145 pays ont été ainsi passés au crible en 2003-2004 selon cinq critères : la création d’une société, l’embauche et le licenciement, la mise en œuvre des contrats, l’obtention des crédits et la fermeture des entreprises.
« L’impulsion majeure pour réformer est venue de la concurrence accrue au sein de l’Union européenne élargie », estime l’étude intitulée « Faire des affaires », indiquant que 36 des 89 réformes importantes répertoriées ont été instaurées dans des pays membres de l’UE.
La Slovaquie est ainsi citée en exemple pour avoir introduit des horaires de travail flexibles, facilité l’embauche de jeunes arrivant sur le marché de l’emploi, instauré des registres privés de crédits, réduit de moitié les délais pour créer une société et des trois quarts pour récupérer ses dettes.
Et pourtant, les progrès sont restés très inégaux au niveau mondial. Moins d’un tiers des pays pauvres ont lancé des réformes l’an dernier, les pays africains restant une nouvelle fois en queue de peloton avec des conditions toujours drastiques pour l’embauche et le licenciement, voire la fermeture des entreprises non viables.
Selon cette étude, pour créer une société, les pays pauvres doivent encore faire face à des coûts administratifs trois fois plus élevés que les pays riches, deux fois plus de procédures bureaucratiques et de réglementations sociales rigides, et des délais deux fois plus longs.
De plus, les titres de propriété des entrepreneurs dans les pays en développement sont en général deux fois moins protégés que chez leurs voisins industrialisés.
Face à toutes ces embûches, il n’est pas étonnant que 40 % de l’économie des pays pauvres soit une économie paralèlle dans laquelle les femmes, les jeunes et les travailleurs peu formés payent le plus lourd tribut, sans parler de l’absence de perspective favorable de croissance, selon l’étude.
Les lourdeurs administratives entravent encore trop souvent la croissance en freinant la création d’entreprises, en particulier dans les pays en développement, affirme une étude publiée hier par la Banque mondiale.
Un total de 145 pays ont été ainsi passés au crible en 2003-2004 selon cinq critères : la création d’une société, l’embauche et le licenciement, la mise en œuvre des contrats, l’obtention des crédits et la fermeture des entreprises.
« L’impulsion majeure pour réformer est venue de la concurrence accrue au sein de l’Union européenne élargie », estime l’étude intitulée « Faire des affaires », indiquant que 36 des 89 réformes importantes répertoriées ont été instaurées dans des pays membres de l’UE.
La Slovaquie est ainsi citée en exemple pour avoir introduit des horaires de...
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