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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Dollar et Bourses ont pâti après le discours de Greenspan

L’euro a fortement progressé face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, les opérateurs réagissant aux propos du président de la Fed, Alan Greenspan, qui a estimé que l’inflation était sous contrôle aux États-Unis. Cette information, qui laisse éloigner le scénario de relèvements répétés des taux d’intérêt par le comité de politique monétaire de la Fed, a été mal accueillie par les investisseurs qui ont estimé devoir se débarrasser du billet vert qui a brutalement décroché à la fin de l’intervention de Greenspan et la publication du Livre beige de la Fed (voir par ailleurs). Un peu plus tôt, le dollar avait profité d’un regain d’intérêt des opérateurs après que le président de la Fed eut souligné au début de son audition devant la commission des affaires économiques et financières de la Chambre des représentants que « les indices économiques les plus récents suggèrent que la reprise conjoncturelle aux États-Unis regagne en vigueur ». Mais, malgré ces propos rassurants, les intervenants ne tardaient pas à être déçus après que Greenspan eut remarqué que « sans la flambée des prix du pétrole, nous continuerions de voir une croissance relativement plus forte, comme celle qu’ont connue les États-Unis au 1er trimestre avec une hausse du PIB de 4,5 % au lieu de 2,8 % au 2e trimestre ». Et d’ajouter que les hausses des prix pétroliers ont été le principal facteur pour l’inflation cette année aux États-Unis avant de se montrer optimiste sur la maîtrise de ces hausses dans l’année à venir, suggérant que le cycle de relèvement des taux d’intérêt US devrait être limité, ne clarifiant pas l’orientation de la politique monétaire de la Fed à deux semaines de la réunion de son comité de l’open market le 21 septembre. Or, lorsque la Fed ne relève pas ses taux d’intérêt, comme attendu, le dollar se déprécie sur les marchés des changes. Cela étant, il n’était guère surprenant que l’euro reprenne des couleurs après les propos de Greenspan, frôlant le seuil de 1,22 $, après un plus bas à 1,2025 $, avant de terminer à New York sur un ton soutenu à 1,2185 $ contre 1,2105 $ la veille, en hausse de 0,66 %. Réagissant à l’audition de Greenspan et à la publication du Livre beige de la Fed faisant état d’un ralentissement de la croissance dans plusieurs régions, la Bourse US est tombée dans le rouge sur des prises de bénéfices. Du côté des entreprises, les nouvelles étaient mitigées, ne permettant guère à la cote de se ressaisir. À cet égard, la mise en garde adressée par S & P à Delta Air Lines contre toute tentative de restructurer sa dette et la stabilité des ventes des chaînes de magasins aux États-Unis la semaine dernière en raison du passage du cyclone Frances ont neutralisé l’annonce d’une hausse de 3,9 % des ventes mondiales de McDonald’s en août. Phénomène identique en Europe où toutes les Bourses ont fini en baisse, affectées par le discours de Greenspan et les mauvaises nouvelles de certaines sociétés, comme Accor, Havas, Legal & General... À la Bourse de Beyrouth, la tendance était partagée entre la hausse des actions A de Solidere de 7,23 $ à 7,36 $ et la baisse des actions B de 7,29 $ à 7,25 $. Élie KAHWAGI



L’euro a fortement progressé face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, les opérateurs réagissant aux propos du président de la Fed, Alan Greenspan, qui a estimé que l’inflation était sous contrôle aux États-Unis. Cette information, qui laisse éloigner le scénario de relèvements répétés des taux d’intérêt par le comité de politique monétaire de la Fed, a été mal accueillie par les investisseurs qui ont estimé devoir se débarrasser du billet vert qui a brutalement décroché à la fin de l’intervention de Greenspan et la publication du Livre beige de la Fed (voir par ailleurs). Un peu plus tôt, le dollar avait profité d’un regain d’intérêt des opérateurs après que le président de la Fed eut souligné au début de son audition devant la commission des affaires...