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Actualités - Opinion

Horreur de jeunesse, bis*

Décidément, c’est à un remake du 7 août 2001 que nous avons assisté avec écœurement mercredi... remake revu et corrigé : il n’y avait, cette fois, que les forces de l’ordre (?) libanaises qui s’en prenaient sauvagement à nos jeunes universitaires ! Est-ce en hommes conscients du fléau de l’expatriation massive de cette partie de la population que nos dirigeants ont décidé – à coups de matraque et de crosse de fusil – de l’empêcher de sortir de l’enceinte du campus ? Est-ce à coups de bâton et de gourdin qu’ils comptent encourager nos jeunes à rester dans le pays ? Ce que nous avons vu mercredi soir sur nos petits écrans ne ressemblait pas moins à un régiment chargeant violemment un ennemi redoutable, fondant résolument sur une masse de rebelles ou de hors-la-loi... Que l’opinion, les revendications et la réaction de nos étudiants inquiètent tant nos dirigeants s’inscrit finalement dans l’ordre naturel des choses. Qui à leur place oserait exprimer aussi courageusement les réalités du présent ? Désormais, semble-t-il, tout sentiment national, toute initiative patriotique, toute velléité de libéralisation doivent être étouffés dans l’œuf... ou dans l’enceinte des universités ! Lutfallah MANASSEH *Cf. « L’Orient-Le Jour » du 14-8-2001

Décidément, c’est à un remake du 7 août 2001 que nous avons assisté avec écœurement mercredi... remake revu et corrigé : il n’y avait, cette fois, que les forces de l’ordre (?) libanaises qui s’en prenaient sauvagement à nos jeunes universitaires !
Est-ce en hommes conscients du fléau de l’expatriation massive de cette partie de la population que nos dirigeants ont décidé – à coups de matraque et de crosse de fusil – de l’empêcher de sortir de l’enceinte du campus ?
Est-ce à coups de bâton et de gourdin qu’ils comptent encourager nos jeunes à rester dans le pays ?
Ce que nous avons vu mercredi soir sur nos petits écrans ne ressemblait pas moins à un régiment chargeant violemment un ennemi redoutable, fondant résolument sur une masse de rebelles ou de hors-la-loi...
Que l’opinion, les...