Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinion

De Bush en babouches

Formaté par les curetons qui le biberonnent et ses conseillers jusqu’aux-bushistes qui le bichonnent, George Dobelyou est titillé par une vision lancinante : un grand Moyen-Orient bercé de démocratie où des petits Arabes OGM s’ébattent en toute liberté sur les notes musicales des droits de l’homme, échappées des harpes poétiques décorant leurs parlements fleuris. Tintin texan chez les demeurés, la BD se vendra comme des babouches. Au-delà de la forme discutable de la démarche consistant à parachuter un concept martien dans ces contrées et, de toute façon, biologiquement incompatible avec le neurone unique de chacun de leurs chefs d’État, fallait voir avec quel touchant œcuménisme les ministres arabes des AE ont rejeté l’ingérence intolérable de cet Américain empêcheur d’asservir en rond. D’ailleurs, y a fort à parier que les 21 mutants de la Ligue se chargeront de remettre le couvert au cours du prochain pince-fesses de Tunis. Rien à braire donc des élections libres, de la défense des libertés publiques et individuelles, du respect dû à l’opinion publique, toutes infamies importées d’Occident et contraires aux traditions locales. Quant aux droits des meufs, ne vient-on pas d’apprendre, ici même à Beyrouth, que de tout le monde arabe, seules les Palestiniennes et les Irakiennes sont brimées ? C’est connu : les Saoudiennes, les Yéménites, les Soudanaises, les Mauritaniennes et les Libyennes gambadent épanouies sous les palmiers. Allons George ! Laisse donc les roitelets du Golfe se vautrer dans leur droit divin, les seigneurs libanais barboter dans leur république peau-de-bananière, Kadhafi et Moubarak perpétuer la trique en préparant chacun son gamin, Ben Ali bourrer les urnes pour toucher invariablement le jackpot des 99,9 %. Leurs peuples les adorent, mais ils ont quand même besoin d’une police. Laquelle, comme chez nous, est débordée par le nombre inouï de jeunes à fouetter. Liberté, démocratie et alternance politique sont priées de faire demi-tour aux frontières du monde arabe. Gaby NASR
Formaté par les curetons qui le biberonnent et ses conseillers jusqu’aux-bushistes qui le bichonnent, George Dobelyou est titillé par une vision lancinante : un grand Moyen-Orient bercé de démocratie où des petits Arabes OGM s’ébattent en toute liberté sur les notes musicales des droits de l’homme, échappées des harpes poétiques
décorant leurs parlements fleuris. Tintin texan chez les
demeurés, la BD se vendra comme des babouches.
Au-delà de la forme discutable de la démarche consistant à parachuter un concept martien dans ces contrées et, de
toute façon, biologiquement incompatible avec le neurone unique de chacun de leurs chefs d’État, fallait voir avec quel touchant œcuménisme les ministres arabes des AE ont rejeté l’ingérence intolérable de cet Américain empêcheur d’asservir en rond....