Touchés par les violences, les hommes
de Sadr accusent la guérilla sunnite
le 06 septembre 2004 à 00h00
De hauts responsables de la milice de l’imam chiite radical Moqtada Sadr ont été récemment pris pour cible par la rébellion et cette campagne d’assassinats fait craindre un surcroît de violence en Irak. Les partisans de Sadr pensent que ces violences s’inscrivent dans le cadre d’une campagne plus large à l’encontre de la majorité chiite, libérée du joug de la minorité sunnite sur laquelle s’appuyait le régime de Saddam Hussein, et à qui le pouvoir semble promis dans le « nouvel » Irak.
Mardi dernier, des partisans de l’imam ont été attaqués par un groupe d’homme armés près de Latifiya, au sud de Bagdad, alors qu’ils se rendaient à Najaf. Trois personnes ont trouvé la mort lors de cette attaque, dont Bachir al-Jazaïri, l’un des dirigeants politiques du mouvement de Sadr. Lundi dernier, un autre proche de Sadr, Ali al-Mohammadaoui, avait été abattu devant son domicile dans le sud de la capitale irakienne.
Un imam d’une mosquée de Bagdad, membre du mouvement de Sadr, a de son côté déclaré que des hommes armés avaient tenté de l’enlever il y a une semaine. Selon lui, les assaillants, qui l’ont blessé avant de s’enfuir, utilisaient un dialecte parlé par les radicaux sunnites.
Les responsables militaires américains en Irak accusent depuis longtemps l’activiste jordanien Abou Moussab Zarqaoui de chercher à déclencher une guerre civile en s’en prenant à la communauté chiite du pays. Mahmoud al Soudani, porte-parole des services de Sadr, a dit douter que le mouvement de l’imam chiite soit spécifiquement visé. « Je pense cependant qu’il y a un complot visant à tuer les dirigeants chiites irakiens, qu’ils soient politiques ou religieux », a-t-il dit.
Soudani accuse également des extrémistes sunnites désireux de provoquer une guerre civile d’être responsables de ces actes de violence. « Ils décapitent des innocents et donnent à leurs groupes des noms liés à l’islam alors qu’ils ne connaissent même pas les principes de l’islam », a-t-il dit.
Après deux soulèvements menés par ses miliciens de l’Armée du Mehdi contre les forces d’occupation à Najaf, Sadr a accepté de renoncer aux combats et compte désormais chercher par la politique à mettre fin à la présence de troupes étrangères en Irak.
De hauts responsables de la milice de l’imam chiite radical Moqtada Sadr ont été récemment pris pour cible par la rébellion et cette campagne d’assassinats fait craindre un surcroît de violence en Irak. Les partisans de Sadr pensent que ces violences s’inscrivent dans le cadre d’une campagne plus large à l’encontre de la majorité chiite, libérée du joug de la minorité sunnite sur laquelle s’appuyait le régime de Saddam Hussein, et à qui le pouvoir semble promis dans le « nouvel » Irak.
Mardi dernier, des partisans de l’imam ont été attaqués par un groupe d’homme armés près de Latifiya, au sud de Bagdad, alors qu’ils se rendaient à Najaf. Trois personnes ont trouvé la mort lors de cette attaque, dont Bachir al-Jazaïri, l’un des dirigeants politiques du mouvement de Sadr. Lundi dernier, un autre...
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