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Actualités - Opinion

sur les campus Université, jeunesse et citoyenneté

Ils étaient une toute petite poignée de jeunes, hier, à participer au congrès organisé par la Société civile pour la préservation de la Constitution et la défense de la démocratie. Seulement une poignée : quelques étudiants de l’AUB et de l’USJ, parmi lesquels des militants et des intellectuels des partis de gauche et de droite, quelques anciens et actuels responsables estudiantins, et des étudiants indépendants. Tous animés par leur sens civique. Les jeunes constituent un maillon essentiel de la société civile. L’engagement dans la vie civique constitue, en principe, l’une des dimensions de la formation dispensée par l’université, pôle de culture et d’enseignement certes, mais aussi et surtout tremplin vers l’entrée dans la société. Cette conception humaniste et citoyenne de l’université et, partant, du rôle des étudiants est malheureusement de moins en moins courtisée par les jeunes. Gagnés par le climat général du pays, ces derniers préférent, dans leur grande majorité, délaisser la sphère de l’action publique – qu’elle soit d’ordre social, politique, humanitaire, etc. – manifestant en général un désintérêt, sinon un dégoût croissant, du politique dans son sens large. D’une manière plus schématique, le parcours est désormais quasiment tout tracé : après un parcours orienté exclusivement sur les études, ils partent à la recherche d’une autre vie ailleurs (« N’importe où, mais ailleurs ». Ce n’est plus du Baudelaire, mais de l’étudiant libanais désespéré), et si certains font le choix, il est vrai périlleux, de revenir, d’autres décident d’oublier, de ne plus faire marche arrière. Ce qui fait défaut aujourd’hui dans certains milieux estudiantins, c’est une culture de vie, une culture civique fondée sur la connaissance par chaque jeune de ces droits. La pseudodynamique qui attire les jeunes vers l’étranger est en partie axée sur la modernité, véhiculée par la citoyenneté, même si certaines personnes s’en vont également pour briser le statisme ambiant, pour aller à la rencontre de l’autre et de ses différences, alors qu’au Liban, on a souvent la triste impression d’évoluer dans des cercles fermés, concentriques, sociaux, communautaires, etc. C’est la facilité avec laquelle on vit en Occident, l’aisance avec laquelle on a des droits qui séduisent, alors qu’au Liban, il faut souffrir pour obtenir ses droits. En Occident, pour les jeunes, il existe un espace public et un espace privé clairement délimités, et le culte de la « wasta » n’est pas l’une des spécialités locales. Il est temps qu’il en soit de même au Liban. M. H. G.
Ils étaient une toute petite poignée de jeunes, hier, à participer au congrès organisé par la Société civile pour la préservation de la Constitution et la défense de la démocratie. Seulement une poignée : quelques étudiants de l’AUB et de l’USJ, parmi lesquels des militants et des intellectuels des partis de gauche et de droite, quelques anciens et actuels responsables estudiantins, et des étudiants indépendants. Tous animés par leur sens civique. Les jeunes constituent un maillon essentiel de la société civile. L’engagement dans la vie civique constitue, en principe, l’une des dimensions de la formation dispensée par l’université, pôle de culture et d’enseignement certes, mais aussi et surtout tremplin vers l’entrée dans la société. Cette conception humaniste et citoyenne de l’université et,...