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Actualités - Chronologie

L’Iran offre son aide à l’Irak pour restaurer la sécurité

Téhéran a offert au vice-Premier ministre irakien Barham Saleh d’aider son pays à restaurer la sécurité, assurant que celle-ci était dans l’intérêt de l’Iran, contrairement aux accusations portées contre lui. Le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, la plus haute instance en charge des questions de sécurité, Hassan Rohani, a cependant souligné que cette assistance dépendait de la présence ou non de forces étrangères en Irak, facteur d’instabilité selon lui. M. Rohani a par ailleurs réaffirmé la volonté de Téhéran de voir installer un gouvernement élu par les Irakiens eux-mêmes et évoqué la présence de « groupes terroristes » en Irak, déclarant les activités d’el-Qaëda, d’Ansar al-Islam (un groupe qui serait lié au premier) et des Moudjahidine du peuple (principale organisation d’opposition armée au régime islamique iranien) « contraires aux intérêts nationaux des deux pays ». M. Rohani a souligné que l’accord d’Alger de 1975, qui fixait notamment la frontière sur le Chatt el-Arab frontalier et dont la dénonciation par Saddam Hussein servit de prétexte à la guerre Iran-Irak (1980-88), constituait la base d’une coopération frontalière et sécuritaire. Le ministre de l’Intérieur Abdolvahed Moussavi Lari s’est également dit prêt à des discussions pour donner un cadre légal aux déplacements de pèlerins chiites entre les deux pays et assurer la sécurité des pèlerins iraniens en Irak. Le ministre iranien des Affaires étrangères Kamal Kharazi a lui aussi estimé, dimanche, que les capacités de l’Iran de peser positivement sur le cours des événements en Irak devaient être davantage utilisées, étant donné « la politique américaine faite de tâtonnements et d’erreurs, qui a coûté si cher à l’Irak et à la région ». « De bonnes relations avec l’Irak bénéficient à l’Iran », a-t-il insisté. « Même les Américains savent que, sans notre présence en Afghanistan et en Irak, ils ne peuvent rien faire », avait en outre déclaré samedi le président Mohammed Khatami. Les Irakiens, eux, sont inquiets d’une immixtion iranienne dans leurs affaires, et c’est ce que M. Saleh est venu dire aux Iraniens, selon son Premier ministre Iyad Allaoui, après plusieurs semaines de tensions. En pleine insurrection chiite, l’Iran a en effet ouvertement signifié son soutien au grand ayatollah modéré Ali Sistani. Mais les mises en cause ont redoublé contre la République islamique, qui se servirait du terrain irakien contre les États-Unis et dont certaines forces armeraient l’insurrection chiite du radical Moqtada Sadr, dont le mentor vit en Iran. L’Iran est chiite à plus de 90 %, l’Irak à environ 60 %.
Téhéran a offert au vice-Premier ministre irakien Barham Saleh d’aider son pays à restaurer la sécurité, assurant que celle-ci était dans l’intérêt de l’Iran, contrairement aux accusations portées contre lui. Le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, la plus haute instance en charge des questions de sécurité, Hassan Rohani, a cependant souligné que cette assistance dépendait de la présence ou non de forces étrangères en Irak, facteur d’instabilité selon lui.
M. Rohani a par ailleurs réaffirmé la volonté de Téhéran de voir installer un gouvernement élu par les Irakiens eux-mêmes et évoqué la présence de « groupes terroristes » en Irak, déclarant les activités d’el-Qaëda, d’Ansar al-Islam (un groupe qui serait lié au premier) et des Moudjahidine du peuple (principale...