Rechercher
Rechercher

Actualités

Le pays chiite réserve un accueil triomphal au convoi du dignitaire religieux

Une foule considérable est descendue hier dans les rues du pays chiite, dans le sud de l’Irak, pour acclamer le grand ayatollah Ali Sistani, le dignitaire religieux le plus respecté du pays, qui se rendait dans la ville sainte de Najaf. Parti de Bassora, un convoi de plusieurs dizaines de milliers de personnes dans des voitures, camions, autobus et fourgonnettes, avec à leur tête, dans un véhicule tout-terrain blanc aux vitres teintées, l’ayatollah Sistani, se dirigeait lentement vers Najaf, à environ 400 km plus au nord. Le convoi a cheminé vers la ville sainte sous forte escorte policière et de la garde nationale irakienne (auxiliaire de l’armée). Deux hélicoptères britanniques ont accompagné les véhicules jusqu’à Nassiriyah avant que l’armée italienne, en charge de cette province, ne prenne le relais. Jamais dans l’histoire contemporaine de l’Irak une personnalité n’avait reçu un tel accueil. Dans toutes les localités et villes, des dizaines de milliers de chiites, portant son portrait, sont descendus dans les rues pour voir et acclamer leur figure emblématique, qui vit recluse depuis des années à Najaf, en brandissant des portraits et en entourant son véhicule. Après avoir passé près de trois semaines à Londres en raison d’une « faiblesse cardiaque », Ali Sistani, 73 ans, avait reçu mercredi un accueil triomphal à son retour en Irak, à Bassora, et donné espoir aux Irakiens sur une issue prochaine à la crise de Najaf. Jaafar Salih, un chauffeur de taxi de 38 ans, raconte avoir décidé de « participer à ce voyage pour la paix afin d’arrêter le bain de sang à Najaf ». « C’est la cité de la paix et nous avons répondu à l’appel de l’ayatollah Sistani », ajoute-t-il. Juste avant son retour en Irak, l’ayatollah Sistani avait appelé les Irakiens à marcher sur la ville sainte et promis de la sauver. Il a mis au point un plan qui demande le départ des forces américaines de Najaf et de la ville voisine de Koufa et la remise des armes dans ces villes qui doivent être contrôlées par la police irakienne, selon le directeur de son bureau. « Nous sommes certains que la paix va l’emporter parce que sayyed Sistani veut la paix », assure Hamad Faris, 60 ans, qui fait partie du convoi. « Nous allons à Najaf avec des banderoles réclamant la paix, et si les occupants essaient de nous agresser, nous allons suivre les ordres de Sistani. S’il nous dit de combattre, nous allons suivre ses ordres », ajoute-t-il. Fadhila Chasib, une femme de 35 ans qui se rend à Najaf avec son mari, espère que « l’ayatollah Sistani réussira à trouver une solution à la crise et à arrêter le massacre ». « Tout ce que nous voulons, c’est de vivre en paix », dit-elle.

Une foule considérable est descendue hier dans les rues du pays chiite, dans le sud de l’Irak, pour acclamer le grand ayatollah Ali Sistani, le dignitaire religieux le plus respecté du pays, qui se rendait dans la ville sainte de Najaf.
Parti de Bassora, un convoi de plusieurs dizaines de milliers de personnes dans des voitures, camions, autobus et fourgonnettes, avec à leur tête, dans un véhicule tout-terrain blanc aux vitres teintées, l’ayatollah Sistani, se dirigeait lentement vers Najaf, à environ 400 km plus au nord.
Le convoi a cheminé vers la ville sainte sous forte escorte policière et de la garde nationale irakienne (auxiliaire de l’armée). Deux hélicoptères britanniques ont accompagné les véhicules jusqu’à Nassiriyah avant que l’armée italienne, en charge de cette province, ne prenne le...