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Réactions toujours mitigées à la candidature de Lahoud

La candidature du général Émile Lahoud à un deuxième mandat présidentiel a continué hier de susciter des réactions mitigées. Si certains hommes politiques ont trouvé qu’il n’y a aucun mal à un amendement constitutionnel qui favoriserait une réélection du chef de l’État, d’autres ont en revanche estimé que la mission première du président est de veiller au respect de la Constitution. De l’avis de M. Marwan Farès, député du PSNS, « les lois fondamentales sont établies au service de l’homme et non le contraire, ce qui signifie qu’un amendement de la Constitution est possible, tout comme il l’avait été après Taëf ». Il a estimé que l’article 49 sera modifié une fois pour toutes, de façon à ce que le mandat présidentiel soit fixé à 5 ans, renouvelable un fois, « ce qui ferait que la situation au Liban sera semblable à celle de la Syrie, de la France et des États-Unis ». M. Pierre Gemayel s’est dit pour sa part surpris par la candidature du chef de l’État, « alors que son mandat n’a toujours pas pris fin et qu’il avait prêté serment de veiller au respect de la Constitution ». « Il faut laisser les Libanais gérer eux-mêmes leurs affaires. La décision (de renouveler le mandat présidentiel) est inacceptable. Elle est injuste à l’égard du Liban », a-t-il ajouté. Abondant dans le même sens, M. Edmond Rizk a laissé entendre que les visiteurs du chef de l’État ont « mal rapporté » ses propos concernant un nouveau mandat, « car la formule rapportée semblait être une incitation à un acte illégitime ». « Comment est-il possible qu’une personne chargée de veiller sur la Constitution appelle publiquement à la violation de ce texte ? » s’est-il interrogé.
La candidature du général Émile Lahoud à un deuxième mandat présidentiel a continué hier de susciter des réactions mitigées. Si certains hommes politiques ont trouvé qu’il n’y a aucun mal à un amendement constitutionnel qui favoriserait une réélection du chef de l’État, d’autres ont en revanche estimé que la mission première du président est de veiller au respect de la Constitution.
De l’avis de M. Marwan Farès, député du PSNS, « les lois fondamentales sont établies au service de l’homme et non le contraire, ce qui signifie qu’un amendement de la Constitution est possible, tout comme il l’avait été après Taëf ».
Il a estimé que l’article 49 sera modifié une fois pour toutes, de façon à ce que le mandat présidentiel soit fixé à 5 ans, renouvelable un fois, « ce qui ferait que la...