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DEUIL Disparition du magistrat Camille Geagea, homme de conscience et de savoir

En Camille Geagea, le Liban a perdu hier l’un de ses magistrats les plus compétentes et les plus ardents. Originaire de Bécharré, Camille Geagea naît en 1918. Son père est « juge des juges », l’un des notables les plus en vue de son village. C’est sans doute de lui que Camille Geagea tiendra son amour de la justice. Sa carrière, Camille Geagea la mènera dans le ministère public. Il sera tour à tour avocat général de Beyrouth, procureur général du Mont-Liban et enfin procureur général près la Cour de cassation, sous le mandat du président Sleiman Frangié. Désigné dans des conditions impossibles durant la guerre, il se rend opiniâtrement à son bureau, tous les jours, « pour préserver ce qui peut l’être ». « Si je ne m’y rends pas moi-même, comment demander aux autres de le faire ? » disait-il à qui cherchait à le mettre en garde contre les risques qu’il courait. Il présidera à deux des enquêtes les plus symboliques de la guerre de 1975-1990, celle du 13 avril 1975, et celle de l’assassinat du président Béchir Gemayel (14 septembre 1982). Camille Geagea était connu pour être un magistrat inflexible dont la rigueur de la conscience n’avait d’égal que le savoir et la compétence. Aux heures les plus difficiles, il n’a pas transigé et a toujours agi selon ses convictions. Il laisse une veuve éplorée, Nouhad Maalouf, qui a veillé patiemment sur ses dernières années, marquées par la maladie, ainsi que deux enfants, Fady , dont les deux enfants, Camille et Youmna seront la consolation de sa vieillesse, et Maya.

En Camille Geagea, le Liban a perdu hier l’un de ses magistrats les plus compétentes et les plus ardents. Originaire de Bécharré, Camille Geagea naît en 1918. Son père est « juge des juges », l’un des notables les plus en vue de son village. C’est sans doute de lui que Camille Geagea tiendra son amour de la justice.
Sa carrière, Camille Geagea la mènera dans le ministère public. Il sera tour à tour avocat général de Beyrouth, procureur général du Mont-Liban et enfin procureur général près la Cour de cassation, sous le mandat du président Sleiman Frangié. Désigné dans des conditions impossibles durant la guerre, il se rend opiniâtrement à son bureau, tous les jours, « pour préserver ce qui peut l’être ». « Si je ne m’y rends pas moi-même, comment demander aux autres de le faire ? » disait-il à...