Espagne
Madrid pourrait régulariser la situation
de 500 000 immigrants clandestins
le 25 août 2004 à 00h00
Plus de 500 000 immigrants clandestins pourraient bénéficier d’un projet du gouvernement socialiste espagnol visant à régulariser les sans-papiers qui démontreront être en possession d’un contrat de travail, ont estimé hier les deux grands syndicats du pays, CCOO et UGT.
Les syndicats jugent positive l’initiative parce qu’elle aborde « l’immigration d’un point de vue du marché du travail, et non pas comme auparavant d’un point de vue politique et sécuritaire ». « C’est une façon d’attaquer l’économie parallèle qui doit représenter 20 % du produit intérieur brut (PIB) en Espagne », a renchéri un responsable des questions d’immigration à CCOO.
Le secrétaire d’État à l’Immigration, Consuelo Rumi, a expliqué qu’« une promesse de travail ne sera pas suffisante », soulignant que ne seront concernés que les clandestins « pour lesquels les gouvernements du Parti populaire (mars 1996-mars 2004) n’ont rien fait » et qui vivent en Espagne depuis « un certain temps ».
CCOO a réclamé une rapide réunion avec le patronat et le gouvernement pour mettre au point les modalités d’application. Mme Rumi a d’ores et déjà promis que le gouvernement serait généreux à l’égard des patrons qui régulariseront la situation d’immigrants clandestins.
Dans le cas contraire, « les sanctions seront plus sévères et l’on renforcera les inspections », a-t-elle averti.
L’Espagne est considérée comme l’une des principales portes d’entrée de l’immigration clandestine en Europe.
De 800 000 à un million d’étrangers, surtout des Latino-Américains et des Maghrébins, vivent clandestinement en Espagne – sur une population totale de 42,7 millions de personnes –, selon des responsables de CCOO (proche des communistes) et UGT (proche des socialistes).
Les deux centrales estiment qu’au moins 500 000 d’entre eux travaillent au noir.
Plus de 500 000 immigrants clandestins pourraient bénéficier d’un projet du gouvernement socialiste espagnol visant à régulariser les sans-papiers qui démontreront être en possession d’un contrat de travail, ont estimé hier les deux grands syndicats du pays, CCOO et UGT.
Les syndicats jugent positive l’initiative parce qu’elle aborde « l’immigration d’un point de vue du marché du travail, et non pas comme auparavant d’un point de vue politique et sécuritaire ». « C’est une façon d’attaquer l’économie parallèle qui doit représenter 20 % du produit intérieur brut (PIB) en Espagne », a renchéri un responsable des questions d’immigration à CCOO.
Le secrétaire d’État à l’Immigration, Consuelo Rumi, a expliqué qu’« une promesse de travail ne sera pas suffisante », soulignant que ne...
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