Rechercher
Rechercher

Actualités

Coupe du monde 2010 : quatre candidats, deux favoris

Il y a quatre ans, l’Afrique du Sud avait été battue d’une voix pour l’organisation de la Coupe du monde 2006. Le scrutin pour l’organisation du Mondial 2010 pourrait être aussi serré. Le comité exécutif de la Fifa se réunit samedi à Zurich pour élire le premier pays africain organisateur d’une Coupe du monde. En l’an 2000, les Sud-Africains avaient été battus d’une voix par les Allemands après l’abstention lors du dernier tour de scrutin de l’un des membres du comité exécutif. Le Néo-Zélandais Charlie Dempsey, 78 ans, faisait déjà route vers son domicile au moment de la victoire de l’Allemagne par 12 voix contre 11. Après une campagne énergique renforcée par le « facteur Nelson Mandela », les Sud-Africains faisaient alors figure de grands favoris. L’équipe de Danny Jordaan se trouve aujourd’hui dans une situation assez comparable, avec un rival principal, le Maroc, qui a déjà été battu trois fois dans la course à l’organisation. L’Égypte fait figure d’outsider, tandis que, selon le rapport d’évaluation des candidatures de la Fifa, les chances de victoire de la Libye sont infimes. Le président de la Fifa, Sepp Blatter, a annoncé la semaine dernière que la Tunisie avait décidé de retirer sa candidature car la Fifa a rejeté son projet de coorganisation avec la Libye. M. Blatter, qui n’est pas autorisé à faire part de ses pronostics, estime que le vote serra très serré. Isolement politique « Si vous écoutez un peu ce qui se dit, alors vous pouvez penser que ce sera aussi serré qu’en 2000, a déclaré M. Blatter. Vous savez qu’en cas d’égalité, le président de la Fifa doit voter. J’espère que je ne me retrouverai pas dans cette position. » Alan Rothenberg, un ancien président de la Fédération de football des États-Unis devenu consultant pour la candidature marocaine, estime que le Maroc et l’Afrique du Sud se retrouveront face à face au dernier tour. « Je serais choqué si tel n’était pas le cas, a-t-il dit. Au premier tour, la Libye et l’Égypte pourraient obtenir un ou deux votes de pays amis. Après ça, il s’agira d’une course à deux entre l’Afrique du Sud et le Maroc. » Handicapée par deux décennies d’isolement politique, la Libye essaie aujourd’hui de nouer des liens solides avec le monde occidental. Mais le pays souffre encore de problèmes politiques et économiques majeurs, et le vote de Zurich intervient trop tôt pour qu’elle puisse espérer la victoire. En dépit de sa forte attraction touristique, l’Égypte est victime de son économie défaillante, qui risque d’effrayer la Fifa. En 2006, il semblerait donc qu’elle doive se satisfaire de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations pour la quatrième fois de son histoire. Mais la candidature de l’Égypte a marqué des points avec la parution du rapport d’évaluation technique de la Fifa, qui a classé le pays juste devant le Maroc en matière d’infrastructures, d’équipements sportifs et de budget. L’Égypte espère aussi récupérer les votes en faveur de la Libye si elle est éliminée au premier tour. L’Afrique du Sud, qui pourrait bénéficier du « vote sympathie » après le scénario de 2006, reste l’adversaire à battre. La candidature sud-africaine est encore une fois dotée d’excellentes infrastructures sportives, de bons hôtels, de très bons réseaux routiers, aériens, ferroviaires et de communications performantes. L’Afrique du Sud, grande favorite Ses stades, comme le Soccer City Stadium, d’une capacité de 94 700 places, et l’Ellis Park, tous deux à Johannesburg, n’ont absolument rien à envier aux plus beaux stades européens. Selon le rapport d’évaluation de la Fifa, qui a fait de l’Afrique du Sud la grande favorite, le pays a les moyens d’organiser « une excellente » Coupe du monde. Mais la candidature sud-africaine a aussi ses défauts. Le taux de criminalité élevé dans certaines grandes villes comme Johannesburg est bien connu. Et même si l’apartheid a disparu il y a dix ans, la division de la société entre Blancs fortunés et communauté noire démunie reste réelle. L’Afrique du Sud pourrait également souffrir de son éloignement géographique par rapport à la plupart des meilleures nations du football. L’Europe, qui fournira à peu près la moitié des équipes de la phase finale, n’est au contraire qu’à quelques encablures du Maroc. C’est là l’un des principaux atouts de la monarchie nord-africaine, qui possède déjà trois stades de grande qualité. Le Maroc risque cependant de souffrir de son manque de fiabilité dans la lutte contre le terrorisme. La police espagnole estime par exemple que c’est une organisation basée au Maroc qui est responsable des attentats à la bombe qui ont frappé Madrid le 11 mars dernier et tué 190 personnes. Mais M. Rothenberg espère que les membres du comité exécutif prendront leur décision en se basant uniquement sur le mérite technique des candidatures plutôt qu’en fonction de considérations politiques. Il estime toutefois que les candidats devront se méfier d’un coup de théâtre de dernière minute, du type de la fameuse abstention de Dempsey il y a quatre ans. « Espérons que rien de semblable ne se produira », a-t-il conclu.
Il y a quatre ans, l’Afrique du Sud avait été battue d’une voix pour l’organisation de la Coupe du monde 2006. Le scrutin pour l’organisation du Mondial 2010 pourrait être aussi serré. Le comité exécutif de la Fifa se réunit samedi à Zurich pour élire le premier pays africain organisateur d’une Coupe du monde.
En l’an 2000, les Sud-Africains avaient été battus d’une voix par les Allemands après l’abstention lors du dernier tour de scrutin de l’un des membres du comité exécutif. Le Néo-Zélandais Charlie Dempsey, 78 ans, faisait déjà route vers son domicile au moment de la victoire de l’Allemagne par 12 voix contre 11.
Après une campagne énergique renforcée par le « facteur Nelson Mandela », les Sud-Africains faisaient alors figure de grands favoris. L’équipe de Danny Jordaan se trouve...