Certains experts ont jugé « symboliques » les sanctions américaines contre Damas qui comportent des restrictions sur les exportations, mais d’autres se sont inquiétés des conséquences négatives sur le climat des investissements en Syrie.
Les sanctions « n’auront pas d’impact sur l’économie syrienne. Elles sont plutôt psychologiques », a déclaré l’économiste syrien Nabil Sukkar.
Les exportations syriennes vers les États-Unis « représentent 1 % du total des exportations de la Syrie. Elles s’élèvent en revanche à près de 60 % vers l’Union européenne (UE) », a-t-il noté. Les importations syriennes des USA représentent, elles, 5 %, selon M. Sukkar. Selon l’ambassade des États-Unis, le volume des échanges commerciaux syro-américains a atteint 473 M USD en 2003. Les exportations américaines vers la Syrie se sont élevées à 214 M USD et sont essentiellement composées de produits alimentaires et de machines.
Les sanctions pourraient cependant « effrayer les entreprises » étrangères, a admis M. Sukkar. Elles auraient alors un impact négatif sur les investissements étrangers en Syrie à un moment où ce pays en a cruellement besoin et où il s’efforce de réformer son économie.
Au moins cinq compagnies américaines, dont Devon Energy, Gulf Sands Petroleum, Veritas et Occidental, ont déjà signé des contrats d’exploitation de pétrole et de gaz en Syrie. On ne connaît pas tous les détails sur les interdictions des exportations vers la Syrie qui portent, selon le communiqué de la Maison-Blanche, sur « toute sorte de produits, hormis les médicaments et les aliments ».
Elles ne toucheront pas les pièces de rechange d’avions ni les équipements de communication.
Environ 300 à 400 entreprises américaines, selon l’ambassade américaine à Damas, possèdent des représentations en Syrie. Dans le secteur informatique, sont ainsi représentées IBM, Hewlet-Packard, Dell ou Compac. Certaines ont même créé depuis quelques années des sociétés mixtes avec des groupes privés syriens, a fait valoir cet homme d’affaires syrien qui a requis l’anonymat.
On note aussi la présence en Syrie de General Electric dans le domaine médical (matériel d’imagerie pour les hôpitaux), et de General Motors et Ford dans le domaine automobile.
Un homme d’affaires spécialisé dans le secteur pétrolier a affirmé ignorer à ce stade « de quelle manière les sanctions allaient affecter l’avenir » de sociétés américaines en Syrie. Les sanctions n’ont pas touché le secteur pétrolier, s’est cependant félicité un autre homme d’affaires syrien.
Dans le domaine énergétique, le groupe américain Conoco, associé au français Total, est impliqué depuis 1998 dans un important projet gazier en Syrie, qui a nécessité un investissement de 400 M USD.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Certains experts ont jugé « symboliques » les sanctions américaines contre Damas qui comportent des restrictions sur les exportations, mais d’autres se sont inquiétés des conséquences négatives sur le climat des investissements en Syrie.
Les sanctions « n’auront pas d’impact sur l’économie syrienne. Elles sont plutôt psychologiques », a déclaré l’économiste syrien Nabil Sukkar.
Les exportations syriennes vers les États-Unis « représentent 1 % du total des exportations de la Syrie. Elles s’élèvent en revanche à près de 60 % vers l’Union européenne (UE) », a-t-il noté. Les importations syriennes des USA représentent, elles, 5 %, selon M. Sukkar. Selon l’ambassade des États-Unis, le volume des échanges commerciaux syro-américains a atteint 473 M USD en 2003. Les exportations américaines vers...