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Actualités - Chronologie

Après le CICR, Amnesty accuse les militaires britanniques de violences

Le gouvernement britannique faisait face hier à une nouvelle mise en cause de ses militaires en Irak, accusés par Amnesty International d’avoir tué des civils irakiens inoffensifs, dont une fillette de huit ans. Un rapport chasse l’autre... Après celui de la Croix-Rouge, remis en février à Downing Street, mais que le Premier ministre Tony Blair affirmait lundi ne pas avoir vu, voici celui d’Amnesty International, tout aussi accablant. « Les soldats britanniques ont ouvert le feu et tué des civils dans le sud de l’Irak dans des circonstances où apparemment ceux-ci ne constituaient aucune menace imminente », déclare notamment l’Organisation de défense des droits de l’homme, dont le siège est à Londres. « Dans nombre de ces cas, l’armée britannique n’a même pas ouvert une enquête », accuse Amnesty. « Et dans les cas où des enquêtes ont été ouvertes, la police militaire britannique a agi dans le plus grand secret, ne fournissant que très peu d’informations, sinon aucune information aux familles des victimes sur la progression ou la conclusion de ces investigations », souligne le rapport. Selon Amnesty, les forces britanniques seraient impliquées dans la mort de 37 civils non menaçants en Irak depuis le 1er mai 2003, date officielle de la fin de la guerre. Hier, le porte-parole de Downing Street s’est contenté d’indiquer que le ministère de la Défense était « déjà au courant des cas soulevés par Amnesty », ajoutant que des enquêtes sont ouvertes. En outre, si M. Blair affirmait lundi n’avoir toujours pas lu le rapport du CICR, ses principaux ministres ne paraissaient pas plus intéressés. Jack Straw, le ministère des Affaires étrangères, a ainsi assuré hier qu’il avait seulement vu ce document ce week-end. Plus prompt à réagir, un tribunal londonien a estimé hier que la mort de 13 habitants du sud de l’Irak, tués selon leurs proches par l’armée britannique, était « un dossier recevable », ouvrant la voie à une possible enquête judiciaire en Grande-Bretagne. Le parti de Blair bat son record d’impopularité en 17 ans Lundi soir, le ministre de la Défense Geoff Hoon avait par ailleurs tenté de jeter le doute sur une série de photos publiées le 1er mai par le Daily Mirror et montrant un ou plusieurs militaires britanniques brutalisant un détenu irakien et lui urinant dessus. Dans un communiqué publié après l’intervention de M. Hoon à la Chambre des communes, le rédacteur en chef du Mirror, Piers Morgan, a estimé que « les commentaires de Geoff Hoon sur ces photos ont évidemment pour but de détourner l’attention d’un problème beaucoup plus important et beaucoup plus grave (...), à savoir les sévices infligés à des détenus irakiens par les troupes britanniques ». Autant de scandales dont les effets sont apparents dans les sondages. Les travaillistes enregistrent ainsi leur score le plus bas (32 %) par rapport aux conservateurs (36 %) depuis 17 ans, selon une étude publiée hier par le Times. La popularité de Tony Blair, qui fête cette semaine le dixième anniversaire de son élection à la tête du Labour, a également été gravement entamée ces derniers mois.
Le gouvernement britannique faisait face hier à une nouvelle mise en cause de ses militaires en Irak, accusés par Amnesty International d’avoir tué des civils irakiens inoffensifs, dont une fillette de huit ans.
Un rapport chasse l’autre... Après celui de la Croix-Rouge, remis en février à Downing Street, mais que le Premier ministre Tony Blair affirmait lundi ne pas avoir vu, voici celui d’Amnesty International, tout aussi accablant.
« Les soldats britanniques ont ouvert le feu et tué des civils dans le sud de l’Irak dans des circonstances où apparemment ceux-ci ne constituaient aucune menace imminente », déclare notamment l’Organisation de défense des droits de l’homme, dont le siège est à Londres. « Dans nombre de ces cas, l’armée britannique n’a même pas ouvert une enquête », accuse Amnesty. « Et...