Rechercher
Rechercher

Actualités

Réserves : le compte à rebours serait déjà bien avancé

La flambée des cours du pétrole, si elle ne provoque pas encore de débat public sur l’utilisation de l’énergie, ravive la querelle d’experts sur les quantités de brut encore enfouies dans le sous-sol et sur la gestion du compte à rebours jusqu’à l’extinction des réserves. « Faire prendre conscience au monde que la fête est terminée » : c’est l’objectif que s’est fixé l’Aspo (Association for the Study of Peak Oil), un réseau informel de scientifiques et d’experts pétroliers du monde entier. La principale thèse de l’association est que le «pic» de production de pétrole, c’est-à-dire le moment où celle-ci commencera à décliner, est beaucoup plus proche qu’on ne le pense : aux alentours de 2008-2010 pour le pétrole, en 2013 pour le gaz. Cette date, cruciale, car elle signifie selon toute probabilité le début d’une ère de cours du pétrole très élevés, est particulièrement difficile à établir en raison du manque de fiabilité des chiffres. Les estimations pour le « pic » varient en fait de 2004 à 2048, mais la date médiane de 2020, basée sur des réserves prouvées de l’ordre de 1 050 milliards de barils, est le plus fréquemment citée: elle signifierait une production toujours importante jusqu’en 2050 (correspondant encore à la moitié des besoins). Selon cette thèse, le pétrole sera encore produit jusqu’à la fin du XXIe siècle. Mais selon l’association, les estimations fournies par les pays producteurs ne sauraient être prises pour argent comptant, et les réserves prouvées seraient à son avis de quelque 878 milliards de barils. Quel que soit l’état des réserves, le problème est réel. Il est de plus exacerbé par leur forte concentration au Moyen-Orient et par l’envolée continue de la demande : selon l’Agence internationale de l’énergie, le marché de l’énergie pourrait connaître une croissance de l’ordre des deux tiers d’ici à 2030 et réclamera de gigantesques investissements.

La flambée des cours du pétrole, si elle ne provoque pas encore de débat public sur l’utilisation de l’énergie, ravive la querelle d’experts sur les quantités de brut encore enfouies dans le sous-sol et sur la gestion du compte à rebours jusqu’à l’extinction des réserves. « Faire prendre conscience au monde que la fête est terminée » : c’est l’objectif que s’est fixé l’Aspo (Association for the Study of Peak Oil), un réseau informel de scientifiques et d’experts pétroliers du monde entier. La principale thèse de l’association est que le «pic» de production de pétrole, c’est-à-dire le moment où celle-ci commencera à décliner, est beaucoup plus proche qu’on ne le pense : aux alentours de 2008-2010 pour le pétrole, en 2013 pour le gaz. Cette date, cruciale, car elle signifie selon toute...