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TÉLÉCOMS Tiscali, l’étoile européenne de l’Internet, menacée de disparition

Une étoile de l’univers Internet, le groupe italien Tiscali, est contrainte de vendre ses actifs pour pouvoir honorer l’an prochain le remboursement d’une émission obligataire de 250 millions d’euros et éviter la disparition. Son fondateur, Renato Soru, 47 ans, a été surnommé le « Bill Gates italien ». Mais le succès lui a donné l’envie du pouvoir et il a cédé la direction de son groupe pour entrer en politique. Candidat de l’opposition de centre gauche en Sardaigne, son île natale, il a pris en juin la présidence de la région à la droite et a largement battu son adversaire soutenu par le chef du gouvernement et milliardaire des médias Silvio Berlusconi. Sa création, Tiscali, pourrait en revanche disparaître si sa nouvelle direction ne parvient pas à tenir sa trésorerie et endiguer son endettement pour regagner la confiance des marchés. Spécialiste dans la fourniture de services internet, Tiscali a annoncé jeudi soir 65 millions de pertes au second semestre 2004, contre 56,3 millions l’an passé à la même période. Pour contrer l’effet de ce très mauvais résultat, le conseil d’administration a approuvé un plan de réduction de 15 % des coûts opérationnels au cours des 12 prochains mois et la vente d’actifs pour « garantir le remboursement de l’émission obligataire de 250 millions d’euros venant à échéance en 2005 ». Son nouveau patron, le néerlandais Ruud Huisman, a précisé vendredi l’ampleur de l’opération. « Nous allons nous concentrer sur nos cinq marchés les plus importants : l’Italie, la France, le Royaume-Uni, le Bénélux et l’Allemagne », a-t-il annoncé au quotidien économique italien Il Sole 24 Ore. « Nous allons donc céder nos activités au Danemark, en Espagne, en Autriche et en République tchèque », a-t-il précisé. Ruud Huisman a par ailleurs confirmé le désengagement de Tiscali de Norvège, de Suisse, de Suède et d’Afrique du Sud. Le groupe, présent dans quinze pays, se désengage de huit après s’être voulu l’un des premiers concurrents des grands noms américains de l’Internet et des géants européens des télécommunications. « Il ne s’agit pas d’un geste de désespoir. Plutôt un geste de confiance dans l’avenir », a-t-il assuré. Un autre groupe spécialisé dans l’Internet, l’Espagnol Terra, est confronté aux mêmes difficultés avec un endettement de près de 70 millions d’euros et a été contraint de vendre son portail américain Lycos. Le groupe a besoin d’un financement global de 200 à 250 millions d’euros pour refinancer sa dette, accroître sa solidité financière et soutenir sa croissance, avait annoncé en juin son directeur financier Massimo Cristofori. Une augmentation de capital pouvant aller jusqu’à 10 % du capital, soit 100 millions d’euros, a été envisagée, mais elle a été repoussée jeudi.

Une étoile de l’univers Internet, le groupe italien Tiscali, est contrainte de vendre ses actifs pour pouvoir honorer l’an prochain le remboursement d’une émission obligataire de 250 millions d’euros et éviter la disparition. Son fondateur, Renato Soru, 47 ans, a été surnommé le « Bill Gates italien ». Mais le succès lui a donné l’envie du pouvoir et il a cédé la direction de son groupe pour entrer en politique.
Candidat de l’opposition de centre gauche en Sardaigne, son île natale, il a pris en juin la présidence de la région à la droite et a largement battu son adversaire soutenu par le chef du gouvernement et milliardaire des médias Silvio Berlusconi.
Sa création, Tiscali, pourrait en revanche disparaître si sa nouvelle direction ne parvient pas à tenir sa trésorerie et endiguer son...