Un ressortissant irlandais a été assassiné hier dans son bureau à Ryad. L’information a été confirmée par des sources diplomatique et policière, après avoir été révélée par la chaîne de télévision arabe al-Arabiya, basée à Dubaï.
Selon le directeur de la police, le corps de l’Irlandais tué a été retrouvé dans son bureau, situé dans le siège d’une entreprise commerciale à Ryad. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de ce crime. Le directeur de la police a précisé que la police avait été alertée vers 17h00.
Une source diplomatique occidentale dans la capitale saoudienne avait auparavant indiqué, sous couvert d’anonymat, qu’« un ressortissant irlandais a été abattu de quatre balles dans son bureau à Ryad ».
Selon la télévision satellitaire al-Arabiya, l’Irlandais travaillait pour le compte de l’entreprise immobilière Rocky. Son corps a été transporté à l’hôpital de la Garde nationale, selon le correspondant d’al-Arabiya.
La télévision a plus tard précisé que le ressortissant irlandais, un ingénieur âgé de 63 ans, avait été abattu par des balles tirées dans la tête et dans la poitrine par un inconnu qui s’était introduit dans le bureau. L’Irlandais a été abattu avec une arme à feu munie d’un silencieux, a précisé le correspondant d’al-Arabiya, soulignant que « le mobile du crime n’était pas encore connu ».
Depuis début mai, une série d’attaques meurtrières a visé des Occidentaux dans le royaume, dont la décapitation, le 18 juin, d’un Américain enlevé à Ryad.
Le groupe el-Qaëda dans la péninsule arabique, qui a revendiqué ces attentats, a continué à défier les autorités saoudiennes après la mort de son chef, Abdel Aziz al-Mouqrin, tué par les forces de l’ordre dans une opération menée en représailles à la décapitation, par son groupe, de l’otage américain.
Le 23 juin, le roi Fahd d’Arabie avait donné une « dernière chance » aux activistes islamistes qui voulaient se rendre et leur avait donné un délai d’un mois pour le faire. Mais il a menacé de frapper durement ceux qui refuseraient de se repentir. Seuls six hommes ont profité de cette amnistie pour se rendre aux autorités, alors que 12 des personnes figurant sur une liste de 26 suspects les plus recherchés du pays courent toujours, les autres ayant été soit tuées, soit arrêtées.
Cette liste avait été publiée en décembre 2003 par le ministère de l’Intérieur. Ces personnes sont soupçonnées d’être liées à des attentats-suicide qui ont fait des dizaines de tués dans le royaume.
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