Les maladies cardio-vasculaires ne sont pas réservées aux pays riches et menacent également les pays en développement qui doivent prendre des mesures sans attendre, selon une étude américaine.
Pour ses auteurs, la menace est beaucoup plus grave qu’on ne l’imagine, causant des centaines de milliers de morts parmi la population active et bouleversant les équilibres familiaux en Inde, Afrique du Sud et Brésil notamment.
Dans ces pays, la mortalité due aux maladies cardio-vasculaires est une fois et demie à deux fois plus élevée qu’aux États-Unis, ont souligné les auteurs du rapport présenté à l’institut de la Terre de Columbia University à New York.
L’un de ses auteurs, Stephen Leeder, explique cette tendance par «l’absence de traitement» alors que «des changements de style de vie qui ont eu un impact profond aux États-Unis au cours des 40 dernières années, comme l’activité physique ou les campagnes contre le tabagisme, ne sont pas encore arrivés» dans les pays en développement.
En Inde, quelque cinq millions de personnes meurent des suites de maladies cardio-vasculaires chaque année, dont 28% ont moins de 65 ans. «Ce taux de mortalité parmi les personnes jeunes dépasse ce que nous avons vu dans les années 50 aux États-Unis avant les campagnes de prévention», a estimé le Dr Susan Raymond, qui a contribué à l’étude.
En Afrique du Sud, la proportion de morts par maladies chroniques parmi les personnes de 35 à 44 ans, essentiellement dues aux maladies cardio-vasculaires, est de 12% pour les hommes et 17,2% pour les femmes, selon le rapport.
«Ces maladies imposent une charge sur des pays vulnérables, touchant non seulement des personnes et leurs familles, mais les économies de ces pays », a pour sa part commenté Jeffrey Sachs, directeur de l’institut de la Terre.
Les chercheurs ont limité leur étude à cinq pays: Brésil, Afrique du Sud, Tatarstan, Inde et Chine.
«Pour les cinq pays étudiés, nos estimations basses font état d’au moins 21 millions d’années de productivité perdues chaque année à la suite de maladies cardio-vasculaires», a poursuivi le Dr Leeder en précisant que ce chiffre devrait atteindre 34 millions d’années perdues d’ici à 2020.
Au Tatarstan, «le taux de mortalité par maladie cardio-vasculaire parmi les personnes jeunes a progressé de 70% en 20 ans. Nous voyons une hausse des facteurs de risque, particulièrement l’hypertension, le tabagisme, une mauvaise alimentation et un style de vie sédentaire», a commenté le Dr Henry Greenberg, coauteur du rapport.
«Nous pouvons proposer à ces gens des traitements efficaces et bon marché pour la tension et le cholestérol, qui auront un effet immédiat, tout en les incitant à cesser de fumer et à adopter un style de vie plus sain», a-t-il poursuivi.
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Pour ses auteurs, la menace est beaucoup plus grave qu’on ne l’imagine, causant des centaines de milliers de morts parmi la population active et bouleversant les équilibres familiaux en Inde, Afrique du Sud et Brésil notamment.
Dans ces pays, la mortalité due aux maladies cardio-vasculaires est une fois et demie à deux fois plus élevée qu’aux États-Unis, ont souligné les auteurs du rapport présenté à l’institut de la Terre de Columbia University à New York.
L’un de ses auteurs, Stephen Leeder, explique cette tendance par «l’absence de traitement» alors que «des changements de style de vie qui ont eu un impact...