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Actualités - Chronologie

L’Otan va avoir une présence collective en Irak

Pour la première fois, l’Otan va avoir une présence collective en Irak qui, malgré son caractère modeste sur le plan militaire, est politiquement forte en symboles. En réponse à une demande des Irakiens, appuyée par les États-Unis, l’Otan s’apprête d’ici à quelques jours à envoyer une équipe avant-garde d’officiers en Irak, dans le cadre d’une mission d’entraînement des forces de sécurité de ce pays. Cette mission préparatoire composée d’une quarantaine de militaires s’installera à Bagdad pour commencer à former des cadres du ministère irakien de la Défense et elle est chargée de revenir faire rapport en septembre sur les modalités d’un programme d’assistance élargi. Par ailleurs, elle devra voir en liaison avec les autorités irakiennes quels types de personnels pourront recevoir une formation en dehors de l’Irak. L’Otan va en outre coordonner des offres nationales en matière de formation et de fourniture d’équipements et devrait mettre à disposition ses structures de formation, dont l’école d’Oberammergau en Allemagne et le collège de défense de Rome. Le principe de cette mission de formation avait été approuvé lors du sommet de l’Alliance à Istanbul fin juin mais les dirigeants de l’Otan avaient renvoyé à leurs représentants à Bruxelles le soin d’en finaliser les modalités, ce qu’ils ont eu le plus grand mal à faire. La décision de vendredi a donc été obtenue à l’arraché après des négociations acrimonieuses quasi en continu, qui ont achoppé sur des exigences américaines visant à mettre la mission de formation de l’Otan sous la tutelle des forces de la coalition en Irak pour mieux en assurer sa protection en terrain hostile. Paris, mais aussi d’autres alliés comme Berlin, y ont vu une tentative « d’absorber » l’Otan dans la coalition, ce qu’ils ont rejeté, obtenant de reporter à plus tard une décision à ce sujet. Malgré tout, cette présence collective de l’Otan en Irak, que le président français Jacques Chirac avait semblé écarter à Istanbul, marque un tournant politique significatif dans la mesure où l’Otan a toujours refusé d’assumer un quelconque rôle que ce soit dans ce pays.
Pour la première fois, l’Otan va avoir une présence collective en Irak qui, malgré son caractère modeste sur le plan militaire, est politiquement forte en symboles.
En réponse à une demande des Irakiens, appuyée par les États-Unis, l’Otan s’apprête d’ici à quelques jours à envoyer une équipe avant-garde d’officiers en Irak, dans le cadre d’une mission d’entraînement des forces de sécurité de ce pays. Cette mission préparatoire composée d’une quarantaine de militaires s’installera à Bagdad pour commencer à former des cadres du ministère irakien de la Défense et elle est chargée de revenir faire rapport en septembre sur les modalités d’un programme d’assistance élargi. Par ailleurs, elle devra voir en liaison avec les autorités irakiennes quels types de personnels pourront recevoir une...