Les Jeux olympiques d’Athènes sont le produit d’un gigantesque effort de la Grèce, mais portent également une forte empreinte européenne en raison de l’importante contribution de l’Union européenne (UE) au financement de grands travaux d’infrastructure de transports et même culturels, essentiels pour leur bon déroulement.
Cinq projets-phares liés aux Jeux ont ainsi été financés au moins à hauteur de 50 % : la grande autoroute de l’Attique, le tramway d’Athènes, le train de banlieue, les diverses extensions du métro, notamment jusqu’à l’aéroport, et la grande promenade archéologique du centre-ville.
Le plus cher d’entre eux, le métro d’Athènes, a reçu 900 millions d’euros de l’UE sur un total de 1 600 millions d’euros. La moitié des 60 km de l’autoroute Attiki Odos qui contourne Athènes par le nord entre l’aéroport international, au nord-est, et le port d’Eleusis, au sud-ouest, a été payée par l’UE, soit 475 millions d’euros.
Promenade
archéologique
Quant aux 640 millions d’euros du train de banlieue reliant Le Pirée à l’aéroport international, via le stade olympique, 50 % ont été versés par l’UE qui a aussi payé 175 des 350 millions d’euros du tramway.
Pour la promenade archéologique, le coût final n’est pas encore connu, mais l’UE en paiera 75 %.
« Nous ne voulons pas faire une OPA sur les Jeux olympiques, mais dire que l’Union, avec les fonds structurels, est un partenaire de la Grèce pour aider au succès des Jeux et pour aider à l’après-Jeux », a déclaré Thierry Daman, responsable de l’information de la direction générale de la politique régionale de l’UE, lors d’une conférence de presse.
« Car le développement social et économique ne s’arrêtera pas à la clôture des jeux olympiques », a-t-il souligné.
«Nous devons reconnaître que nous n’aurions pas pu nous fixer des objectifs aussi ambitieux sans un soutien financier aussi généreux de l’Europe », écrit ainsi le secrétaire d’État à l’Économie Christos Folias dans une plaquette éditée par l’UE qui sera distribuée en Grèce pendant les Jeux pour souligner l’étendue de l’aide européenne. Pour M. Folias, ces Jeux « portent la marque de l’Europe ».
Long terme
« L’argent européen n’a pas servi à payer des installations sportives, mais à en améliorer l’accessibilité », souligne pour sa part le commissaire européen Jacques Barrot dans cette même plaquette.
Robert Shotton, directeur de la politique régionale, a rappelé pendant la conférence de presse que l’utilisation des fonds structurels était « une affaire sur le long terme ». Mais pour Athènes, « nous assistons à un étrange phénomène où toute une série de projets sont livrés en même temps. Cela a un impact très fort, mais c’est aussi le symbole que dans toute la Grèce, nous commençons à voir les résultats de 15 ou 20 ans de fonds structurels ».
Progrès dans la gestion
des fonds européens
« Nous voyons des changements partout en Grèce, et pas seulement à Athènes. Un autre exemple frappant est le pont Rion-Antirion » (le gigantesque pont suspendu au-dessus du golfe de Corinthe).
Les transferts de fonds européens vers la Grèce représentent un peu moins de 3 % du PIB annuel et la moitié des investissements publics de la Grèce, selon le responsable européen.
M. Shotton a souligné les progrès dans la gestion des fonds européens.
« Les jeux olympiques ont montré que des projets peuvent être réalisés en des temps record et nous espérons que ce sens de l’urgence sera transféré aux programmes restants. »
La vitesse d’absorption des fonds communautaires par la Grèce est un sujet de préoccupation tant pour l’UE que pour le gouvernement grec.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les Jeux olympiques d’Athènes sont le produit d’un gigantesque effort de la Grèce, mais portent également une forte empreinte européenne en raison de l’importante contribution de l’Union européenne (UE) au financement de grands travaux d’infrastructure de transports et même culturels, essentiels pour leur bon déroulement.
Cinq projets-phares liés aux Jeux ont ainsi été financés au moins à hauteur de 50 % : la grande autoroute de l’Attique, le tramway d’Athènes, le train de banlieue, les diverses extensions du métro, notamment jusqu’à l’aéroport, et la grande promenade archéologique du centre-ville.
Le plus cher d’entre eux, le métro d’Athènes, a reçu 900 millions d’euros de l’UE sur un total de 1 600 millions d’euros. La moitié des 60 km de l’autoroute Attiki Odos qui contourne...