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Actualités - Chronologie

Le Moyen-Orient s’enfonce dans l’instabilité et la violence

Le Moyen-Orient s’enfonce progressivement dans l’instabilité et la violence avec les attentats de Damas et de Ryad et la tentative avortée d’attentat en Jordanie, mais des interrogations subsistent sur les commanditaires de ces opérations et leurs objectifs. Longtemps épargnée, la Syrie s’est retrouvée à son tour dans la tourmente des attentats, après une opération meurtrière, qualifiée de « terroriste » par les autorités et menée mardi dans un quartier résidentiel de Damas par un commando à l’indentité incertaine. L’attaque est survenue après l’annonce par la Jordanie qu’elle avait déjoué des attentats à l’arme chimique, qui auraient pu se solder par 80 000 morts, les premiers du genre planifiés, selon les autorités, par l’organisation terroriste el-Qaëda d’Oussama Ben Laden. L’attaque devait viser le siège des services de renseignements à Amman. D’autres plans d’attaques contre les bureaux du Premier ministre et l’ambassade américaine ont été découverts. L’ambassade américaine à Amman a immédiatement appelé ses ressortissants en Jordanie à « être très vigilants et à renforcer leur sécurité ». La série avait commencé quelques jours plus tôt par un attentat à la voiture piégée devant le QG des forces de sécurité à Ryad, le premier à viser des bâtiments officiels dans le royaume, qui avait fait cinq morts et 145 blessés. L’opération a été revendiquée par un groupe islamiste extrémiste, les Brigades des Haramaïn, lié à el-Qaëda, qui a menacé de poursuivre ses attaques dans le royaume. La situation est suivie de près au Caire, où l’on craint l’élargissement du champ d’intervention d’el-Qaëda, « même si les risques d’attentats en Égypte sont très faibles du fait de la vigilance des autorités et de la renonciation à la violence des organisations islamistes locales », a-t-on indiqué de sources proches des services de sécurité. Pour l’analyste du Centre de recherches stratégiques d’al-Ahram, Wahid Abdel-Méguid, « l’escalade va se poursuivre » dans la région, à cause de l’aggravation de la situation en Irak. « Ce pays est devenu le centre des opérations d’el-Qaëda et son terrain de lutte de prédilection, après la perte de l’Afghanistan », selon lui. « Ahmad Fadel al-Khalayleh, alias Abou Moussab al-Zarqaoui, se trouve en Irak. Il tente de reconstituer le réseau de l’organisation pour faire de l’Irak une alternative à l’Afghanistan en exploitant les erreurs américaines », a-t-il ajouté. M. Abdel-Méguid reconnaît « la faiblesse de l’exécution » des attentats de Jordanie et de Syrie, qu’il attribue au « manque d’expérience des cadres actuels d’el-Qaëda ». Mais, relève-t-il, l’attentat déjoué de Jordanie a « bénéficié d’un apport financier important de 170 000 dollars pour sa préparation », ce qui indique, selon lui, que « l’objectif d’el-Qaëda est de prouver que sa capacité de frappe est encore intacte ». « El-Qaëda ne veut pas frapper l’Occident ou l’Amérique, mais prendre le pouvoir en Arabie saoudite, en Jordanie, en Syrie, en Irak et en Égypte », estime M. Abdel-Méguid. Il s’appuie sur la « littérature » des islamistes, qui, dit-il, distinguent entre « l’ennemi proche (les États de la région), à frapper en priorité », et « l’ennemi lointain », qui sera frappé plus tard. À l’inverse, Mohammed Mesfer, professeur de sciences politiques à l’Université de Doha à Qatar, a affirmé que ces attentats ont été « fabriqués par les régimes de ces pays afin de terroriser le citoyen arabe, de lui montrer qu’ils sont capables de l’écraser et de plaire aux Américains en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme ». Le guide suprême des Frères musulmans, Mohammed Mehdi Akef, soupçonne, lui, les cercles « sionistes et américains » d’en être les commanditaires. « Les cercles sionistes et américains ne sont pas loin » de ces attentats, a-t-il déclaré.

Le Moyen-Orient s’enfonce progressivement dans l’instabilité et la violence avec les attentats de Damas et de Ryad et la tentative avortée d’attentat en Jordanie, mais des interrogations subsistent sur les commanditaires de ces opérations et leurs objectifs.
Longtemps épargnée, la Syrie s’est retrouvée à son tour dans la tourmente des attentats, après une opération meurtrière, qualifiée de « terroriste » par les autorités et menée mardi dans un quartier résidentiel de Damas par un commando à l’indentité incertaine.
L’attaque est survenue après l’annonce par la Jordanie qu’elle avait déjoué des attentats à l’arme chimique, qui auraient pu se solder par 80 000 morts, les premiers du genre planifiés, selon les autorités, par l’organisation terroriste el-Qaëda d’Oussama Ben Laden....