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Indonésie Troisième journée de violences sporadiques aux Moluques

Des violences sporadiques entre chrétiens et musulmans indonésiens se sont poursuivies hier pour la troisième journée consécutive à Ambon, la capitale des Moluques, où le bilan a dépassé les 30 morts. Une partie des employés locaux de l’Onu et de ses agences a été évacuée vers Djakarta après ces violences, les pires depuis la fin d’un conflit religieux qui avait fait plus de 5 000 morts et jusqu’à 700 000 déplacés de 1999 à 2002 dans cet archipel de l’est de l’Indonésie. Deux policiers d’élite ont été tués par des tirs de snipers, d’une balle dans la tête, et un troisième a été blessé. Des policiers et des soldats patrouillaient dans les rues d’Ambon, où la situation semblait cependant relativement sous contrôle, à l’exception de deux quartiers où des violences sporadiques étaient toujours signalées. Certains magasins, des banques et un grand marché ont rouvert. Mais chrétiens et musulmans se sont repliés dans leurs quartiers respectifs, où des barricades ont été dressées pour empêcher les tentatives d’intrusion. Des hommes armés de couteaux et de machettes montaient la garde. Seize employés de l’Onu et leurs familles, principalement des locaux, ont quitté Ambon pour Djakarta. Les départs se font sur une base volontaire pour ceux des employés craignant pour leur sécurité. Une dizaine d’employés devraient rester. Le siège de l’Onu avait été incendié dimanche. « La ville est calme, mais la situation est tendue. Ambon ressemble à une ville morte », a déclaré un responsable chrétien d’un centre de crise établi par cette communauté. En l’absence de bilan officiel, des informations provenant des hôpitaux et de témoins faisaient état de 30 à 40 morts en trois jours.
Des violences sporadiques entre chrétiens et musulmans indonésiens se sont poursuivies hier pour la troisième journée consécutive à Ambon, la capitale des Moluques, où le bilan a dépassé les 30 morts. Une partie des employés locaux de l’Onu et de ses agences a été évacuée vers Djakarta après ces violences, les pires depuis la fin d’un conflit religieux qui avait fait plus de 5 000 morts et jusqu’à 700 000 déplacés de 1999 à 2002 dans cet archipel de l’est de l’Indonésie. Deux policiers d’élite ont été tués par des tirs de snipers, d’une balle dans la tête, et un troisième a été blessé.
Des policiers et des soldats patrouillaient dans les rues d’Ambon, où la situation semblait cependant relativement sous contrôle, à l’exception de deux quartiers où des violences sporadiques étaient...