AUTOMOBILE
L’Iran cessera en 2005
de construire sa voiture symbole
le 28 avril 2004 à 00h00
L’Iran cessera d’ici à mars 2005 de construire la Paykan, voiture aussi démodée et emblématique des routes iraniennes qu’autrefois la Trabant de RDA, a assuré hier le ministre de l’Industrie Eshagh Jahanghiri cité par l’agence estudiantine Isna.
Avec la fin de la Paykan (« la flèche »), dont la technologie datant des années 1960 et inspirée de la Hillmann Hunter britannique fait partie du paysage routier, c’est une page de l’histoire iranienne qui serait tournée.
Ce n’est pas la première fois cependant qu’est annoncée la mort de la Paykan, rendue coupable de tous les maux : pollution et surconsommation de carburant (18 litres aux 100 kilomètres).
Son retrait se heurte toutefois aux réalités économiques, entre autres la difficulté de la remplacer par un modèle bon marché dans une économie hyperprotégée et fermée aux importations de véhicules étrangers.
Une voiture sur trois circulant en Iran est une Paykan. S’il en coûte quand même environ 60 millions de rials (7 500 dollars), elle reste l’une des moins chères du marché et on continue à s’inscrire sur des listes d’attente de plusieurs mois pour en acquérir une.
Le marché iranien est confronté à un déséquilibre chronique entre demande et offre, maintenant ainsi sur la route des engins dont plus d’un quart auraient plus de vingt ans.
Les autorités s’efforcent de remplacer la Paykan. Le français Renault et ses partenaires iraniens doivent ainsi produire et commercialiser en Iran, à partir de 2006, la future voiture à petit prix sous le nom de code L-90.
Le marché automobile iranien connaît une forte croissance depuis trois ans. En 2003, près de 700 000 véhicules sont sortis des chaînes.
L’Iran cessera d’ici à mars 2005 de construire la Paykan, voiture aussi démodée et emblématique des routes iraniennes qu’autrefois la Trabant de RDA, a assuré hier le ministre de l’Industrie Eshagh Jahanghiri cité par l’agence estudiantine Isna.
Avec la fin de la Paykan (« la flèche »), dont la technologie datant des années 1960 et inspirée de la Hillmann Hunter britannique fait partie du paysage routier, c’est une page de l’histoire iranienne qui serait tournée.
Ce n’est pas la première fois cependant qu’est annoncée la mort de la Paykan, rendue coupable de tous les maux : pollution et surconsommation de carburant (18 litres aux 100 kilomètres).
Son retrait se heurte toutefois aux réalités économiques, entre autres la difficulté de la remplacer par un modèle bon marché dans une économie...
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