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Jan Ullrich et Andreas Klöden rêvent du podium

Présenté comme le rival numéro un de Lance Armstrong, l’Allemand Jan Ullrich est distancé de sept minutes par l’Américain et doit se mettre au service de son équipier et ami Andreas Klöden qui confirme, enfin, ses résultats de l’année 2000. Depuis sept ans, Walter Godefroot, le manager de la formation T-Mobile, est habitué, dans la dernière semaine du Tour, à analyser la défaite de son leader. Depuis sa victoire en 1997, l’Allemand n’a en effet jamais réussi à s’imposer de nouveau, subissant en 1998 la loi de Marco Pantani, dominé sans relâche depuis 1999 par Lance Armstrong. L’an dernier, Jan Ullrich avait constitué une menace pour le Texan jusqu’au dernier moment, mais il portait alors le maillot de l’équipe Bianchi. « Tout ce que je peux dire cette année, c’est que je ne comprends pas pourquoi Jan Ullrich n’est pas aussi bien que nous l’espérions tous. Lui n’en a pas plus d’ailleurs. Il a sa propre cellule de travail avec un entraîneur (Peter Becker), un conseiller privé (Rudy Pevenage), un manager (Walter Ströhband) et une physiothérapeute », dit Walter Godefroot. « À la fin du Tour de Suisse, qu’il a gagné, j’étais certain qu’il avait encore une marge de progression de 15 %. Finalement, il est dominé. Il ne souffre pas, ne se plaint pas, nous sommes tous derrière lui, mais c’est comme ça, Lance Armstrong est plus fort. » « Ullrich peut atteindre le podium » Peut-être faut-il voir dans l’approche du Tour de France l’origine de la « faiblesse de Jan Ullrich ». « Les cinq mois qu’il passe à perdre le poids pris durant l’hiver, Armstrong les passe à travailler en qualité. Quand Jan Ullrich s’est présenté au départ de la Flèche Wallonne avec cinq bons kilos de trop, Armstrong remportait le difficile Tour de Georgie. Son avance dans le Tour, il l’a prise aussi à ce moment-là », poursuit Walter Godefroot. « À cette question, je ne peux pas répondre, il faut la poser à son entraîneur et à son conseiller. Vous savez, je n’ai quasiment pas de relation avec Jan Ullrich. Il y a le directeur sportif Mario Kummer qui travaille avec Jan et avec son clan. Moi, je rends des comptes au sponsor et ma responsabilité est que tout se passe de façon professionnelle. » Jan Ullrich ne s’est pas défait de son entourage et ne gagne pas. Dans le même temps, Andreas Klöden, vainqueur de Paris-Nice et du Tour du Pays basque en 2000, vit sa propre résurrection en étant meilleur que son leader en montagne et en occupant la quatrième place du classement général, à moins de trois minutes d’Armstrong. Pour Walter Godefroot, l’excellente prestation du champion d’Allemagne est plus facile à analyser. « Andreas a connu une belle réussite en 2000 en gagnant, pour quelques secondes, ces deux épreuves », dit le manager de la T-Mobile. « Ensuite, il a eu du mal à assumer, à gérer la pression, et puis il a connu des problèmes de santé, au dos et au genou notamment. C’est un bon coureur, mais si un bon Jan Ullrich est capable de suivre Lance Armstrong, un bon Andreas Klöden n’en est pas capable. » « C’est un garçon à qui il ne faut pas donner l’impression qu’il a des responsabilités. Il faut le laisser faire. » Malgré tout, en lui laissant croire qu’il n’est pas devenu le leader de la T-Mobile, Andreas Klöden, excellent rouleur qui sera servi par le contre-la-montre dans l’Alpe d’Huez et par le profil accidenté du chrono de Besançon, a une grande chance de figurer sur le podium du Tour dimanche sur les Champs-Élysées. « Jan Ullrich est encore en mesure d’atteindre le podium, assure Walter Godefroot, mais Andreas Klöden et lui ont compris la nécessité de travailler ensemble. C’est arrivé avec Bjarne Riis par le passé et ce n’est pas pour autant que Jan Ullrich n’est pas son ami. »
Présenté comme le rival numéro un de Lance Armstrong, l’Allemand Jan Ullrich est distancé de sept minutes par l’Américain et doit se mettre au service de son équipier et ami Andreas Klöden qui confirme, enfin, ses résultats de l’année 2000.
Depuis sept ans, Walter Godefroot, le manager de la formation T-Mobile, est habitué, dans la dernière semaine du Tour, à analyser la défaite de son leader. Depuis sa victoire en 1997, l’Allemand n’a en effet jamais réussi à s’imposer de nouveau, subissant en 1998 la loi de Marco Pantani, dominé sans relâche depuis 1999 par Lance Armstrong.
L’an dernier, Jan Ullrich avait constitué une menace pour le Texan jusqu’au dernier moment, mais il portait alors le maillot de l’équipe Bianchi.
« Tout ce que je peux dire cette année, c’est que je ne comprends pas...