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La sécurité au centre des entretiens Allaoui-Abdallah II à Amman (photo)

Le Premier ministre irakien Iyad Allaoui a entamé hier à Amman sa première tournée à l’étranger depuis sa nomination le 1er juin pour diriger un pays en proie aux violences. Avant le début de sa tournée, M. Allaoui avait indiqué au quotidien jordanien al-Arab al-Yom que « cette visite (...) devra nous permettre d’ouvrir une nouvelle page (dans les relations avec ces pays) basée sur le respect mutuel, les intérêts communs et la sécurité régionale ». C’est sur ce dernier point que le roi Abdallah II, dont le pays est limitrophe de l’Irak, a insisté en recevant le Premier ministre irakien. « La sécurité de l’Irak va de pair avec celle de la Jordanie », a déclaré le roi, soulignant que « la communauté internationale doit aider les autorités irakiennes à mettre fin aux violences qui visent les forces de sécurité et de police irakiennes ». Selon ses propos communiqués par le palais royal, Abdallah II a réaffirmé la détermination de son pays à « poursuivre son aide aux frères irakiens pour leur permettre de surmonter leurs difficultés ». La rencontre du roi et du Premier ministre irakien a également porté sur les moyens de « relancer la coopération entre les deux pays dans les domaines économique, commercial et pétrolier ». M. Allaoui, accompagné de huit ministres de son gouvernement, auquel la coalition conduite par les États-Unis a transféré le pouvoir le 28 juin, doit également s’entretenir avec son homologue jordanien Fayçal al-Fayez. Sa visite a été dénoncée par le principal parti d’opposition jordanien, le Front de l’action islamique (FAI), qui a appelé Amman à ne pas aider un « gouvernement fantoche ». La tournée de M. Allaoui, qui durera environ deux semaines, doit le conduire également en Égypte, en Syrie, au Liban, au Koweït, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis. « La question de la dette et des compensations sera abordée, et j’espère que nos frères arabes seront compréhensifs », avait récemment déclaré le Premier ministre irakien, précisant : « Nous tentons de faire annuler 95 % de nos dettes. » La dette extérieure de l’Irak s’élève à quelque 120 milliards de dollars, dont 50 milliards dus aux riches monarchies pétrolières du Golfe.

Le Premier ministre irakien Iyad Allaoui a entamé hier à Amman sa première tournée à l’étranger depuis sa nomination le 1er juin pour diriger un pays en proie aux violences.
Avant le début de sa tournée, M. Allaoui avait indiqué au quotidien jordanien al-Arab al-Yom que « cette visite (...) devra nous permettre d’ouvrir une nouvelle page (dans les relations avec ces pays) basée sur le respect mutuel, les intérêts communs et la sécurité régionale ». C’est sur ce dernier point que le roi Abdallah II, dont le pays est limitrophe de l’Irak, a insisté en recevant le Premier ministre irakien. « La sécurité de l’Irak va de pair avec celle de la Jordanie », a déclaré le roi, soulignant que « la communauté internationale doit aider les autorités irakiennes à mettre fin aux violences qui visent les forces...