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Actualités - Chronologie

Formule 1 Jenson Button : de l’or en Bar (photo)

L’illusion n’aura duré que huit tours au Grand Prix de Saint-Marin de Formule 1, le temps que Jenson Button (Bar-Honda) effectue son premier ravitaillement (9e), mais le Britannique n’en aura pas moins fait souffler un vent d’espoir sur la discipline. L’équipe anglo-japonaise et son jeune pilote ont sonné un début de révolte contre la domination sans partage du début de saison, les cavaliers seuls de Michael Schumacher (Ferrari) dès le départ, en Australie, en Malaisie et à Bahreïn. Ils avaient décidé de tout mettre en œuvre pour décrocher la pole, faire fi des calculs de l’ordinateur, des ingénieurs, pour une stratégie idéale, et adopter une tactique audacieuse. Cela aurait pu réussir. Priver Michael Schumacher d’un départ en tête, d’une course tranquille, pousser l’Allemand à la faute, telles étaient les visées de l’écurie Bar-Honda. Le duel que le sextuple champion du monde a dû livrer avec Juan Pablo Montoya (Williams-BMW) a failli lui donner raison. L’Allemand a été à deux doigts de craquer sous la pression du Colombien. Le pilote Ferrari a même utilisé une défense musclée que Juan Pablo a vertement critiquée. « Un véritable vélo » Toutefois, ce que Bar-Honda et Jenson Button ont réussi, les autres n’auraient sans doute pas été en mesure de le faire. « La Bar est un véritable vélo, la Honda impressionnante », jugeait, impartial Bernard Dudot, directeur général adjoint de Renault. Déjà compétitives lors des trois premiers Grands Prix, les monoplaces anglo-japonaises arrivaient à Imola avec de grosses évolutions de châssis et de moteur. Le résultat ne s’est pas fait attendre. « Chacun dans l’équipe doit être fier de ce que nous avons réussi ici, se félicitait le patron de Bar, David Richards. Avoir obtenu la pole samedi et la deuxième place dimanche, ce résultat nous place désormais dans le haut de la hiérarchie de la F1. » De Richards au directeur de Honda, Shuhei Nakamoto, en passant par le directeur technique, Geoff Willis, chacun tenait à souligner le rôle, le talent de Button. « Jenson a fait un superboulot dans les premiers tours. Mais Michael (Schumacher) était trop fort », notait Richards. « Jenson a été immense », soulignait Nakamoto. D’autres évolutions Troisième en Malaisie et à Bahreïn, pole et deuxième place à Imola, le jeune Britannique n’en finit plus d’étonner. Le voilà désormais désigné comme rival à part entière de Michael Schumacher, un rôle jusqu’alors proposé à Ralf, le frère cadet, à Montoya et autre Raikkonen (McLaren-Mercedes). Bar-Honda et Button ne veulent pas en rester là. « Avec Honda et Michelin, nous avons fait de gros progrès. Maintenant, nous nous tournons vers Barcelone (9 mai) où nous aurons d’autres évolutions sur la voiture et le moteur », a averti Willis. Samedi, Button avait fêté sa première pole au champagne avec quelques amis, dont le pilote écossais de McLaren-Mercedes, David Coulthard. Il est aujourd’hui impatient de célébrer sa première victoire. Et prendre une dimension supplémentaire. Button, aux allures de jeune premier, et sa compagne Louise Griffiths ne peuvent désormais plus faire un pas sans une nuée de photographes dans leur sillage. Le Canadien Jacques Villeneuve, lui, doit nourrir de gros, de très gros regrets, face à la réussite du jeune Button, de cette écurie Bar-Honda qu’il a fondée avec Craig Pollock.
L’illusion n’aura duré que huit tours au Grand Prix de Saint-Marin de Formule 1, le temps que Jenson Button (Bar-Honda) effectue son premier ravitaillement (9e), mais le Britannique n’en aura pas moins fait souffler un vent d’espoir sur la discipline.
L’équipe anglo-japonaise et son jeune pilote ont sonné un début de révolte contre la domination sans partage du début de saison, les cavaliers seuls de Michael Schumacher (Ferrari) dès le départ, en Australie, en Malaisie et à Bahreïn.
Ils avaient décidé de tout mettre en œuvre pour décrocher la pole, faire fi des calculs de l’ordinateur, des ingénieurs, pour une stratégie idéale, et adopter une tactique audacieuse. Cela aurait pu réussir.
Priver Michael Schumacher d’un départ en tête, d’une course tranquille, pousser l’Allemand à la faute, telles...