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Actualités - Chronologie

La garde rapprochée de Blair balaye les rumeurs de sa démission

La garde rapprochée de Tony Blair a assuré hier qu’il entendait bien rester à la tête du pays dans les années à venir, démentant les informations de certains médias selon lesquels il aurait envisagé, le mois dernier, de démissionner. Les spéculations sur la longévité politique du Premier ministre ont été relancées à quelques jours d’une échéance difficile pour M. Blair, dont la popularité est érodée par le conflit irakien : la publication des conclusions de l’enquête menée par Lord Butler, censée faire la lumière sur les processus qui l’ont conduit à croire que l’Irak possédait des armes de destruction massive. Tony Blair a « reconsidéré sérieusement » son rôle à la tête du gouvernement, selon l’« un de ses plus proches alliés », a affirmé le Sunday Telegraph, confirmant des informations révélées par la BBC. « Le point critique est arrivé il y a environ six semaines, lorsqu’il était assailli par des problèmes politiques, comme les tortures présumées commises par les forces de la coalition sur des prisonniers irakiens, et par des problèmes familiaux », croit savoir le Sunday Telegraph. « Cinq au moins » de ses ministres l’auraient dissuadé de jeter l’éponge, a écrit le journal. Mais c’est son épouse Cherie qui l’aurait vraiment convaincu de rester, a relaté le Sunday Telegraph. Plusieurs membres du gouvernement, parmi les fidèles du Premier ministre, ont fait hier le tour des plateaux de télévision pour démentir ces informations. « Je crois qu’il n’a jamais envisagé » de démissionner, a déclaré le ministre de l’Éducation, Charles Clarke. M. Clarke a admis être allé voir M. Blair pour lui apporter son soutien : « Il était clair qu’il avait la pêche et n’était pas découragé par les spéculations dans les médias », a-t-il affirmé. « Il nous conduira aux prochaines élections et, si Dieu et l’électorat le veulent, sera Premier ministre de ce pays pendant de nombreuses années », a renchéri le ministre de la Santé, John Reid. Le numéro deux du gouvernement, John Prescott, avait toutefois reconnu en mai que les ministres étaient en train de se repositionner pour préparer leur avenir avec un autre Premier ministre, relançant les spéculations sur un passage de témoin à Gordon Brown, l’éternel rival de Tony Blair. Selon la presse, un accord secret aurait été passé en 1994, au terme duquel M. Blair aurait accepté de passer la main à M. Brown au milieu de son deuxième mandat. Les partisans de M. Brown, ministre de l’Économie et des Finances, estiment que le moment est maintenant venu, mais M. Blair a toujours affirmé en public son intention de mener son parti aux élections législatives, attendues pour l’an prochain. Loin de ses triomphes aux élections législatives de 1997 et 2001, le Labour s’est classé troisième aux élections européennes et locales de juin. Un nouveau test de sa popularité aura lieu jeudi prochain avec deux élections législatives partielles, à Birmingham et Leicester.
La garde rapprochée de Tony Blair a assuré hier qu’il entendait bien rester à la tête du pays dans les années à venir, démentant les informations de certains médias selon lesquels il aurait envisagé, le mois dernier, de démissionner. Les spéculations sur la longévité politique du Premier ministre ont été relancées à quelques jours d’une échéance difficile pour M. Blair, dont la popularité est érodée par le conflit irakien : la publication des conclusions de l’enquête menée par Lord Butler, censée faire la lumière sur les processus qui l’ont conduit à croire que l’Irak possédait des armes de destruction massive.
Tony Blair a « reconsidéré sérieusement » son rôle à la tête du gouvernement, selon l’« un de ses plus proches alliés », a affirmé le Sunday Telegraph, confirmant des...