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Actualités - Opinion

Changes et Bourses Stabilité de l’euro après des prises de bénéfices

L’euro s’est finalement stabilisé face au dollar sur les marchés des changes US, après que les opérateurs eurent pris leurs bénéfices sur la monnaie européenne qui avait grimpé plus tôt dans la journée jusqu’à 1,2425 $ sur les places asiatiques et européennes. Mais il n’en demeure pas moins que le billet vert est resté sous pression dans l’attente des statistiques sur l’inflation, la balance commerciale et la production industrielle aux États-Unis la semaine prochaine. C’est ainsi qu’en l’absence d’indicateurs importants hier, les cambistes se sont concentrés sur un rapport publié par l’OCDE faisant état du fait que son indicateur composite, révélateur de la tendance économique, a progressé de 0,3 point en mai dans la zone euro contrairement aux États-Unis où il a reculé de 0,2 point pendant la même période. Ce développement n’a pas tardé à privilégier la monnaie unique, d’autant qu’on venait d’apprendre que l’Allemagne a dégagé en mai un excédent commercial de 14,2 mds EUR en mai et que le coût de la construction en France, qui sert de référence à l’évolution de ce secteur, a progressé de 3,33 % au 1er trimestre 2004. Dans ce contexte, l’annonce par la Fed que les crédits à la consommation aux États-Unis ont augmenté de 8,2 mds $ en mai, après une hausse de 5,3 mds $ en avril, ne devait pas apporter de soutien au dollar malgré que les dépenses à la consommation représentent les 2/3 du PIB américain. Selon les cambistes, les opérateurs semblaient préférer toujours être à court de dollars plutôt que d’euros à la veille du week-end, après qu’ils eurent appris du président de la BCE, Jean-Claude Trichet, que l’inflation dans la zone euro pourrait se maintenir au-dessus de 2 % si les prix du pétrole restaient élevés (voir par ailleurs). Cette déclaration, qui incitait les intervenants à anticiper un prochain resserrement de la politique monétaire de la BCE, devait donc œuvrer au profit de l’euro qui s’est finalement négocié à New York à 1,2410 $ contre 1,2395 $ la veille, en légère hausse de 0,12 %. Les Bourses moins unanimes à la hausse La Bourse US a repris quelques couleurs hier, après les bons résultats de GE qui a vu son bénéfice net augmenter de 3 % au 2e trimestre. Mais il n’en demeure pas moins que les problèmes qui ont pesé ces derniers jours sur la cote (hausse du pétrole et craintes d’attaques terroristes) n’ont pas disparu. De ce fait, la hausse du marché ne devait pas prendre beaucoup d’ampleur ainsi que le volume des affaires. Quant aux Bourses européennes, elles ont pour la plupart terminé en léger repli. La publication de bons résultats trimestriels par certaines sociétés, comme SAP et BMW, n’a pas fait oublier la hausse des prix pétroliers et de l’euro qui continue de sanctionner les constructeurs automobiles, les compagnies d’aviation et les exportateurs européens. Il en est de même de l’abaissement par Carrefour de ses prévisions de chiffre d’affaires pour 2004 qui a pesé sur le secteur de la distribution. À la Bourse de Beyrouth, la cote a souffert de la baisse des actions A et B de Solidere de 7,85 $ à 7,84 $. Élie KAHWAGI


L’euro s’est finalement stabilisé face au dollar sur les marchés des changes US, après que les opérateurs eurent pris leurs bénéfices sur la monnaie européenne qui avait grimpé plus tôt dans la journée jusqu’à 1,2425 $ sur les places asiatiques et européennes. Mais il n’en demeure pas moins que le billet vert est resté sous pression dans l’attente des statistiques sur l’inflation, la balance commerciale et la production industrielle aux États-Unis la semaine prochaine. C’est ainsi qu’en l’absence d’indicateurs importants hier, les cambistes se sont concentrés sur un rapport publié par l’OCDE faisant état du fait que son indicateur composite, révélateur de la tendance économique, a progressé de 0,3 point en mai dans la zone euro contrairement aux États-Unis où il a reculé de 0,2 point...