El-Baradei entame une mission
impossible à Tel-Aviv
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le 07 juillet 2004 à 00h00
Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Mohammed el-Baradei a entamé hier soir une visite en Israël pour plaider en faveur d’un Proche-Orient dénucléarisé. Mais d’après les experts, M. el-Baradei n’a pratiquement aucune chance de réussir à convaincre les autorités israéliennes de lever le secret sur la puissance nucléaire présumée de l’État hébreu. Le voyage de M. el-Baradei doit donc être interprété comme un geste effectué envers les pays arabes et musulmans, qui reprochent régulièrement à l’agence d’enquêter sur le programme nucléaire iranien sans se soucier de celui prétendument développé par l’État hébreu.
M. el-Baradei « s’est beaucoup occupé de l’Iran. Il doit maintenant s’occuper de l’autre côté », a déclaré dans un entretien téléphonique Jon Wolfsthal, de la Fondation Carnegie pour la paix de Washington. Il a qualifié le voyage d’acte « politique visant à rétablir l’équilibre ».
El-Baradei a, quant à lui, déclaré hier avant son arrivée à Tel-Aviv vouloir rapprocher les points de vue d’Israël et des autres pays du Proche-Orient sur la création d’une région dénucléarisée. « Le but des discussions avec les responsables israéliens est de rapprocher les points de vue entre Israël et le reste des pays du Proche-Orient », a déclaré M. el-Baradei aux journalistes à l’aéroport du Caire avant son départ pour Tel-Aviv, alors qu’Ariel Sharon déclarait, à propos de cette visite, quelques heures auparavant, « je ne sais pas ce qu’il (el-Baradei) vient voir (ici) ».
L’État hébreu estime que détenir l’arme nucléaire est une question touchant « à sa sécurité nationale » et que son élimination « devrait s’inscrire dans le cadre d’une paix globale », a-t-il souligné. Les pays arabes, par contre, estiment que l’élimination du potentiel nucléaire israélien devrait « précéder la paix et constituer un pas vers la construction de la confiance pour accélérer le processus de paix », a-t-il ajouté. « Le but de ma visite en Israël est d’examiner la possibilité d’établir un dialogue stratégique sur la paix dans la région », a ajouté M. el-Baradei.
Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Mohammed el-Baradei a entamé hier soir une visite en Israël pour plaider en faveur d’un Proche-Orient dénucléarisé. Mais d’après les experts, M. el-Baradei n’a pratiquement aucune chance de réussir à convaincre les autorités israéliennes de lever le secret sur la puissance nucléaire présumée de l’État hébreu. Le voyage de M. el-Baradei doit donc être interprété comme un geste effectué envers les pays arabes et musulmans, qui reprochent régulièrement à l’agence d’enquêter sur le programme nucléaire iranien sans se soucier de celui prétendument développé par l’État hébreu.
M. el-Baradei « s’est beaucoup occupé de l’Iran. Il doit maintenant s’occuper de l’autre côté », a déclaré dans un entretien...
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