La plupart des capitales dans le monde, à l’exception notable de Washington, ont condamné hier l’assassinat par Israël du chef du Hamas dans les territoires palestiniens, Abdelaziz al-Rantissi.
Le haut représentant pour la politique étrangère de l’Union européenne, Javier Solana, a estimé qu’un tel acte ne « faciliterait pas une issue positive » au processus de paix au Proche-Orient. Pour Paris, « c’est par la concertation et non par la violence que la paix pourra s’imposer », selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères publié hier. « La France condamne l’attaque perpétrée contre le chef du Hamas, Abdelaziz al-Rantassi, qui a provoqué sa mort. Elle déclare un nouvelle fois que les exécutions extrajudiciaires sont contraires au droit international et sont inacceptables. Chaque État de la région a le droit de protéger ses citoyens, mais pas au mépris du droit », indique le communiqué.
L’allié de Washington en Irak, la Grande-Bretagne, a condamné l’assassinat. Le chef de la diplomatie britannique Jack Straw estime qu’il s’agit d’une action « illégale, injustifiée et contre-productive ». L’Italie a elle aussi condamné « la pratique des assassinats ciblés qui contribuent à alimenter la spirale de la haine et de la violence ».
Le nouveau chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos, a déclaré aux journalistes que l’assassinat d’al-Rantissi constituait « une initiative contre-productive qui n’aide en rien à rétablir le dialogue et la confiance en l’avenir ».
Moscou a aussi condamné l’assassinat du chef du Hamas. « Moscou est très inquiet des conséquences possibles et de l’augmentation de la tension au Proche-Orient. La Russie a constamment souligné que les règlements de comptes extrajudiciaires et les assassinats ciblés étaient inadmissibles », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Alexandre Iakovenko. Le Japon a aussi condamné un assassinat « irréfléchi et injustifiable ». Cet assassinat « entrave sérieusement la réalisation de la paix, et est profondément regrettable », a estimé la ministre japonaise des Affaires étrangères, Mme Yoriko Kawaguchi. La Turquie a fermement condamné « l’assassinat illégal » du chef du Hamas, acte « porteur d’un regain de violences ». L’Algérie a condamné « vigoureusement » ce « crime odieux » et le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa a dénoncé le « terrorisme d’État » d’Israël.
Au Moyen-Orient, de Téhéran à Damas, la condamnation et l’indignation sont unanimes.
La Syrie condamne la « politique terroriste » pratiquée par Israël. La République islamique d’Iran « condamne fermement l’acte barbare commis par les escadrons de la mort du régime sioniste », a déclaré à des journalistes le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Hamid Reza Assefi. « Les actions d’Israël sont menées avec le feu vert et le soutien des États-Unis », a-t-il ajouté.
Le dirigeant palestinien Yasser Arafat a enfin « vigoureusement condamné » cet assassinat que ne fait que « renforcer notre résistance face à la barbarie de l’occupation », selon un communiqué officiel.
La plupart des capitales dans le monde, à l’exception notable de Washington, ont condamné hier l’assassinat par Israël du chef du Hamas dans les territoires palestiniens, Abdelaziz al-Rantissi.
Le haut représentant pour la politique étrangère de l’Union européenne, Javier Solana, a estimé qu’un tel acte ne « faciliterait pas une issue positive » au processus de paix au Proche-Orient. Pour Paris, « c’est par la concertation et non par la violence que la paix pourra s’imposer », selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères publié hier. « La France condamne l’attaque perpétrée contre le chef du Hamas, Abdelaziz al-Rantassi, qui a provoqué sa mort. Elle déclare un nouvelle fois que les exécutions extrajudiciaires sont contraires au droit international et sont inacceptables. Chaque État de la...
L'actualité du Liban et de la région analysée et décryptée par nos journalistes. Découvrez tout notre contenu pour seulement 1 $ pendant 3 mois.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.