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Actualités - Chronologie

Expositions Autoportraits de Ara Azad chez Noah’s Ark

Ara Azad a le sens du « happening ». Pour le vernissage de son exposition à la galerie Noah’s Ark (Zalka, rue BB, centre Grand Park), l’artiste a rempli la salle du sous-sol de ballons multicolores et a invité les personnes présentes à les crever à l’aide de cure-dents pour dégager l’espace et découvrir ainsi graduellement les dessins sur papiers collés directement aux murs. Des autoportraits au pastel et au fusain, qui sont autant de visages différents de ce jeune homme talentueux, mais aussi, sans doute, tourmenté et un brin narcissique.Variations sur un même thème, la série de peintures (à l’huile et à l’acrylique) au chromatisme audacieux, voire caustique, et aux coups de pinceaux fiévreux (qui ne sont pas sans rappeler ceux de Van Gogh) met en scène ce même visage, censé refléter des contextes différents. Expressionnisme noir pour I could feel you, traits hachurés pour Self-portrait (deux toiles présentées à la biennale de Florence en 2003), camaïeux de verts pour Visiting JFK ou pétillement de couleurs sur fond blanc pour Happy Birthday ARA33... L’expression est ici affaire de couleurs et de touches. Formant diversion, dans un coin, en rose et rouge, une douzaine de pétales de tulipes, éparpillées dans des toiles encadrées à l’ancienne, allant de la miniature au moyen format, sont d’un registre nettement moins fougueux. Tandis qu’une grande toile, intitulée Mama, représentant la mère – aujourd’hui disparue – du peintre lui apportant son petit déjeuner dans son atelier, est, quant à elle, d’un surprenant académisme. Jusqu’au 22 avril . Z.Z. Greta Naufal, Maria Lindstrom et Ellen Cronholm à l’institut Goethe à partir de ce soir, 18h, et jusqu’au 24 avril « Body and Memory » : de Stockholm à Beyrouth, trois regards sur l’identité Une exposition collective de poids commence ce soir, 18h, à l’institut Goethe, en collaboration avec l’Institut suédois. Autour des thèmes du corps et de la mémoire, trois artistes présentent leurs regards : les Suédoises Maria Lindstrom et Ellen Cronholm, et la Libanaise Greta Naufal, qui se sont rencontrées à Stockholm en septembre 2003, se sont trouvées préoccupées par des sujets esthétiques similaires. Greta Naufal, qui s’intéresse depuis quelques années aux techniques de reproduction sur papier, a suivi en Suède l’atelier de lithographie animé par Maria Lindstrom. Cette dernière, profondément marquée par son expérience de garde-malade, entre 1995 et 2000, auprès de huit personnes âgées atteintes d’une perte complète de la mémoire, a réalisé quatre livres inspirés des albums de famille que ses patients feuilletaient inlassablement et en vain. Pour représenter cette perte totale d’une existence tout entière, l’artiste y présente des cadres vides et légendés, donc, sur une absence. En complément de ces quatre ouvrages, une installation autour de photos anciennes retravaillées par l’artiste. Là aussi, il s’agit de photos oubliées, achetées dans des brocantes pour retrouver une autre vie, selon le principe de l’arbre généalogique. Texte, papier et reproduction de l’image Parallèlement aux « Oubliés » de Maria Lindstrom, les étonnants travaux d’Ellen Cronholm, intitulés « Connected ». Selon le procédé de la collographie, l’artiste présente cinq pièces retraçant sa recherche autour du corps humain : ces corps « connectés » au monde extérieur, derrière la membrane de la peau, évoquent le rapport de l’individu avec tout ce qui n’est pas lui et qui constitue une forme tantôt d’exaltation, tantôt de souffrance. À ces œuvres s’ajoute un texte écrit par l’artiste et inspiré par la poétesse suédoise Ann Jäderlund. Texte, papier et reproduction de l’image : voilà les trois axes qui lient les artistes réunies à l’institut Goethe et qui s’articulent autour de la problématique de l’identité. Greta Naufal, quant à elle, présente, sous forme d’installation, un journal suédois paru en hommage à Anna Lindh, assassinée alors qu’elle remplissait ses fonctions de ministre des Affaires étrangères de Suède. Un magnifique travail esthétique sur papier journal, un pur succès de lithographie. L’exposition « Body and Memory » sera complétée par deux projections du court-métrage de Ghassan Salhab (2003, 14 minutes), Mon corps vivant, mon corps mort, le 20 avril à 20h et le 21 avril à 21h, ainsi que par une lecture, animée par Sam Bardawil, autour du corps en tant qu’émetteur et récepteur de mémoires, le 21 avril à 20h30. Diala GEMAYEL
Ara Azad a le sens du « happening ». Pour le vernissage de son exposition à la galerie Noah’s Ark (Zalka, rue BB, centre Grand Park), l’artiste a rempli la salle du sous-sol de ballons multicolores et a invité les personnes présentes à les crever à l’aide de cure-dents pour dégager l’espace et découvrir ainsi graduellement les dessins sur papiers collés directement aux murs. Des autoportraits au pastel et au fusain, qui sont autant de visages différents de ce jeune homme talentueux, mais aussi, sans doute, tourmenté et un brin narcissique.Variations sur un même thème, la série de peintures (à l’huile et à l’acrylique) au chromatisme audacieux, voire caustique, et aux coups de pinceaux fiévreux (qui ne sont pas sans rappeler ceux de Van Gogh) met en scène ce même visage, censé refléter des contextes...