Un changement unilatéral de frontière
serait « dangereux », avertit Chirac
le 16 avril 2004 à 00h00
Le président français Jacques Chirac a affirmé hier à Alger que tout changement unilatéral de frontière entre Israéliens et Palestiniens serait « un précédent fâcheux » et « dangereux ». M. Chirac était interrogé au cours d’une conférence de presse sur l’intangibilité des frontières de 1949 et 1967. « Sur les frontières, je considère que le droit international doit être respecté. Je suis réservé sur la remise en cause unilatérale ou bilatérale du droit international », a-t-il souligné. « Ce qui est à mes yeux fondamental pour aboutir à la paix, c’est la négociation. Je ne crois pas que la paix s’impose, surtout quand elle concerne deux adversaires qui se sont longtemps gravement combattus », a poursuivi le chef de l’État français. « La paix se négocie », a-t-il insisté. « Seules les parties concernées, ensemble, sur la base d’un plan qu’elles auront agréé ensemble, pourront trouver un accord qui les engage et conduise à une paix véritable, a-t-il estimé. Je crains qu’on ne se soit pas engagé sur cette voie ».
Pour sa part, l’Union européenne a rejeté hier toute modification unilatérale des frontières au Proche-Orient. « L’Union européenne ne reconnaîtra aucune modification des frontières d’avant 1967 autre que celle issue d’un accord entre les parties », a prévenu le ministre irlandais des Affaires étrangères, Brian Cowen, dans un communiqué publié au nom de la présidence de l’UE.
Le président français Jacques Chirac a affirmé hier à Alger que tout changement unilatéral de frontière entre Israéliens et Palestiniens serait « un précédent fâcheux » et « dangereux ». M. Chirac était interrogé au cours d’une conférence de presse sur l’intangibilité des frontières de 1949 et 1967. « Sur les frontières, je considère que le droit international doit être respecté. Je suis réservé sur la remise en cause unilatérale ou bilatérale du droit international », a-t-il souligné. « Ce qui est à mes yeux fondamental pour aboutir à la paix, c’est la négociation. Je ne crois pas que la paix s’impose, surtout quand elle concerne deux adversaires qui se sont longtemps gravement combattus », a poursuivi le chef de l’État français. « La paix se négocie », a-t-il insisté. « Seules les...
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