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Actualités - Chronologie

Pédophilie Prison à perpétuité réclamée contre Dutroux

L’accusation a réclamé hier devant les assises d’Arlon (sud-est de la Belgique) la prison à vie contre le pédophile Marc Dutroux et des peines sévères de 30 ans pour son ex-épouse Michelle Martin et son homme de main Michel Lelièvre, et de «10 ans minimum» contre l’escroc Michel Nihoul. Les coudes appuyés sur la table de la cage de verre où sont confinés les accusés, les poings serrés devant la bouche, Marc Dutroux, 47 ans, a écouté sans broncher le procureur Michel Bourlet réclamer à son encontre la « peine la plus sévère » en droit belge, « la perpétuité ». Dutroux, reconnu coupable jeudi dernier par le jury populaire d’Arlon d’assassinats, de viols et de séquestrations de jeunes filles belges en 1995-96, est un « délinquant d’habitude incapable d’amendement », a estimé M. Bourlet, l’un des hommes à l’origine de l’arrestation au mois d’août 1996 du « monstre de Charleroi ». « Il n’en est pas à son coup d’essai. Il s’agit d’un psychopathe des plus graves, d’un narcissique manipulateur sans remords », a ajouté M. Bourlet. En raison de la « gravité exceptionnelle des faits et des dommages subis par les victimes, les familles et la société », le procureur a en outre réclamé « dix ans de mise à disposition du gouvernement », une mesure qui autoriserait le ministre de la Justice à maintenir Dutroux dix années supplémentaires en détention si le pédophile devait un jour bénéficier d’une décision de libération conditionnelle. L’accusation a également réclamé au moins « dix ans » de prison contre l’ex-homme d’affaires véreux Michel Nihoul (63 ans), acquitté jeudi des accusations liées aux enlèvements d’enfants commis par Dutroux mais reconnu coupable d’avoir été le chef d’une association de malfaiteurs impliquée dans un trafic de drogue ou dans la traite d’êtres humains. Le procureur a demandé au jury, qui sera accompagné dans sa décision par les trois magistrats professionnels de la cour, de « ne pas descendre au-dessous de dix ans » de prison contre Nihoul s’il lui trouve des circonstances atténuantes, en soulignant qu’ « il faudra bien les chercher ». « Sinon, c’est de 15 à 20 ans », a-t-il ajouté, soulignant que Nihoul n’avait présenté « aucun remords » et qu’il avait « nié pendant six ans l’évidence » de sa participation à un trafic de drogue. Le procureur « n’a pas eu ce qu’il voulait avec la culpabilité, il cherche à se rattraper sur les peines », a déclaré en marge de l’audience Frédéric Clément de Cléty, l’un des avocats de Michel Nihoul. « 10 ans de prison pour 1300 pilules d’ecstasy, c’est tout à fait hors proportion », a-t-il ajouté. Contre Michelle Martin (44 ans), l’ex-épouse de Dutroux, coupable notamment d’avoir séquestré six fillettes et adolescentes et d’avoir laissé mourir de faim deux d’entre elles, Julie Lejeune et Melissa Russo (huit ans toutes les deux), le procureur Michel Bourlet dit « ne pas concevoir » que la peine soit inférieure à 30 ans de prison. Une peine de 30 ans également a été requise contre Michel Lelièvre (33 ans), le « petit psychopathe » qui avait participé à quatre rapts avec Dutroux et au trafic de stupéfiant dirigé par Nihoul. Le prononcé des peines à l’encontre du pédophile et de ses trois coaccusés est attendu aujourd’hui ou demain. Le procès de Marc Dutroux et de ses trois accusés s’était ouvert le 1er mars, près de huit ans après le déclenchement d’une affaire qui avait traumatisé la Belgique et fait trembler ses institutions. « Nous n’oublierons jamais ces horreurs, ne laissez pas les auteurs de celles-ci les oublier avant nous », a lancé en conclusion de son propre réquisitoire l’avocat général Jean-Baptiste Andries.
L’accusation a réclamé hier devant les assises d’Arlon (sud-est de la Belgique) la prison à vie contre le pédophile Marc Dutroux et des peines sévères de 30 ans pour son ex-épouse Michelle Martin et son homme de main Michel Lelièvre, et de «10 ans minimum» contre l’escroc Michel Nihoul.
Les coudes appuyés sur la table de la cage de verre où sont confinés les accusés, les poings serrés devant la bouche, Marc Dutroux, 47 ans, a écouté sans broncher le procureur Michel Bourlet réclamer à son encontre la « peine la plus sévère » en droit belge, « la perpétuité ».
Dutroux, reconnu coupable jeudi dernier par le jury populaire d’Arlon d’assassinats, de viols et de séquestrations de jeunes filles belges en 1995-96, est un « délinquant d’habitude incapable d’amendement », a estimé M. Bourlet, l’un...