Téhéran pourrait reprendre prochainement l’assemblage de centrifugeuses
le 21 juin 2004 à 00h00
L’Iran pourrait recommencer prochainement à assembler des centrifugeuses servant à enrichir l’uranium, mais n’a pas l’intention de reprendre les opérations ultrasensibles d’enrichissement elles-mêmes, a déclaré hier le porte-parole des Affaires étrangères. « La question d’une reprise de l’enrichissement n’a pas été soulevée », a déclaré Hamid Reza Assefi devant la presse, « la question qui a été soulevée est celle de la production et de l’assemblage de pièces (de centrifugeuses) et nous annoncerons notre décision dans les prochains jours ».
Le dirigeant chargé du dossier nucléaire iranien, Hassan Rohani, avait indiqué samedi, au lendemain de l’adoption, par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), d’une résolution très critique à l’encontre de son pays, que l’Iran pourrait décider de reprendre l’enrichissement. Puis il avait fait marche arrière en précisant qu’il n’en était pas question dans un avenir proche.
Selon M. Assefi, les trois grands Européens (l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne) se sont engagés en février à Bruxelles à « faire en sorte que le dossier iranien soit clos à la réunion de l’AIEA » qui s’est achevée vendredi à Vienne. « En contrepartie, nous avons accepté d’étendre le champ de la suspension de l’enrichissement à la production de composants (de centrifugeuses) et à leur assemblage », a-t-il dit. « Dans la mesure où les Européens n’ont pas tenu leurs promesses, notre engagement moral est remis en cause », a-t-il déclaré. Ce sont les trois Européens qui ont présenté la résolution adoptée vendredi à Vienne. « Nous allons continuer à coopérer dans le cadre du TNP et du protocole additionnel », a dit M. Assefi. Avec les Européens, « nous allons poursuivre le dialogue ; que les Européens n’aient pas pu ou pas voulu faire ce qu’il fallait ne signifie pas que nous soyons au bout du chemin ».
Il a répété qu’il n’était « pas question » pour l’Iran de stopper, comme le lui demande l’AIEA, la construction d’un réacteur à eau lourde ni la conversion d’uranium, activité préalable à l’enrichissement mais ne tombant pas sous le coup du TNP.
L’Iran pourrait recommencer prochainement à assembler des centrifugeuses servant à enrichir l’uranium, mais n’a pas l’intention de reprendre les opérations ultrasensibles d’enrichissement elles-mêmes, a déclaré hier le porte-parole des Affaires étrangères. « La question d’une reprise de l’enrichissement n’a pas été soulevée », a déclaré Hamid Reza Assefi devant la presse, « la question qui a été soulevée est celle de la production et de l’assemblage de pièces (de centrifugeuses) et nous annoncerons notre décision dans les prochains jours ».
Le dirigeant chargé du dossier nucléaire iranien, Hassan Rohani, avait indiqué samedi, au lendemain de l’adoption, par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), d’une résolution très critique à l’encontre de son pays, que l’Iran...
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