Un an après la chute du régime de Saddam Hussein, l’Irak est devenu un sujet douloureux aux États-Unis et un motif de division entre les Américains, à moins de sept mois de l’élection présidentielle. Les enquêtes d’opinion montrent qu’une majorité d’Américains désapprouve la manière dont le président George W. Bush gère la situation en Irak, l’opposition démocrate n’hésite plus à parler de nouveau Vietnam et de « bourbier » et les familles des quelque 130 000 soldats américains déployés en Irak vivent dans l’angoisse de perdre un des leurs.
Un an après la chute de Bagdad, les forces de la coalition doivent maintenant se battre sur deux fronts : contre les sunnites fidèles à l’ancien régime et les chiites radicaux de Moqtada Sadr. Près de 650 soldats américains sont morts en Irak et près de 3 000 ont été blessés depuis le début de la guerre. Les images largement diffusées à la télévision de quatre civils américains tués et mutilés à Falloujah ont choqué l’Amérique. Une majorité d’Américains (53 %) désapprouve la politique de Bush en Irak. Une majorité d’Américains (57 %) juge également que Bush n’a pas de plan clair pour régler la situation dans ce pays et ils sont de plus en plus nombreux (44 %) à considérer qu’il faut rapatrier les troupes américaines, même si la majorité (50 %) estime qu’il faut les maintenir. Il y a un an, 70 % d’Américains approuvaient la guerre en Irak.
Le conflit n’est pas un facteur
décisif de la présidentielle
L’unité nationale qui prévaut en temps de guerre commence à se fissurer. L’influent sénateur démocrate américain Ted Kennedy a rallumé la polémique cette semaine en comparant la situation en Irak à la guerre du Vietnam, un des épisodes les plus douloureux de l’histoire américaine. Le candidat démocrate à l’élection présidentielle, John Kerry, un ancien du Vietnam, a pris soin de préciser que « peu importe quels sont nos sentiments à l’égard de la guerre, nous soutenons nos soldats », mais a également estimé que la politique du président en Irak constitue « l’un des plus grands échecs diplomatiques » et « l’un des plus grands échecs de jugement que j’ai vu depuis mon entrée dans la vie publique ».
Connie Cominsky, 52 ans, qui se qualifie elle-même de « femme au foyer normale », a voté républicain en 2000. Son frère a été en Afghanistan et se trouve maintenant en Irak. Un de ses neveux est également sur le terrain. Mme Cominsky se dit « effrayée » par les courriels qu’elle reçoit de ses proches en Irak. « Je ne sais pas comment j’ai pu me tromper à ce point sur ce président », dit-elle. « Je veux que (Bush) aille maintenant aux Nations unies et s’agenouille pour demander de l’aide », ajoute-t-elle.
La bonne nouvelle pour M. Bush est qu’une majorité d’Américains (57 %) considère toujours que la guerre en Irak au printemps 2003 était une bonne décision contre 35 % à penser l’inverse. Tous les sondages s’accordent également pour dire que l’élection présidentielle se jouera sur le fil. M. Bush peut également estimer que l’Irak ne constituera pas un facteur décisif dans le choix des électeurs. Un sondage publié cette semaine montre que les Américains demeurent plus soucieux du prix du carburant que de la guerre en Irak.
Un an après la chute du régime de Saddam Hussein, l’Irak est devenu un sujet douloureux aux États-Unis et un motif de division entre les Américains, à moins de sept mois de l’élection présidentielle. Les enquêtes d’opinion montrent qu’une majorité d’Américains désapprouve la manière dont le président George W. Bush gère la situation en Irak, l’opposition démocrate n’hésite plus à parler de nouveau Vietnam et de « bourbier » et les familles des quelque 130 000 soldats américains déployés en Irak vivent dans l’angoisse de perdre un des leurs.
Un an après la chute de Bagdad, les forces de la coalition doivent maintenant se battre sur deux fronts : contre les sunnites fidèles à l’ancien régime et les chiites radicaux de Moqtada Sadr. Près de 650 soldats américains sont morts en Irak et près de...
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