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En plein air, place des Martyrs Opéra dans le parc avec Penny pavlakis

C’est sous le label d’ « Opéra dans le parc » que Penny Pavlakis, ainsi que ses amis amoureux de la musique, ont présenté une soirée de bel canto en plein air, place des Martyrs. Soirée de fin d’année, très genre amateur, avec des airs connus du répertoire lyrique et très aimés du public. Sur une scène montée de toute pièce, avec spots et écran projetant des dessins géométriques mobiles, entre les bâtiments du centre-ville éclairé, bordée des deux artères principales de la capitale (oui, vous imaginez les bruits des voitures un samedi soir), voilà un petit orchestre d’une vingtaine de personnes, un chœur, quelques chanteurs (mais où sont donc les « special international guests » que nous proposent les cartons d’entrée ?) – Camille Hanna, Émile Karam, Harout Jamgotchian, Marie-Jean Atallah – le tout baptisé, pompeusement il est vrai, Opéra national du Liban. Effort louable (d’ailleurs gentiment souligné par Mme Pavlakis) de l’ensemble que de vouloir présenter tout le faste et la beauté de l’opéra, mais la réalité est loin de combler les rêves et la magie que présentent la lyre et la harpe des rideaux de velours rouge… Sous un ciel étoilé, entre les buildings restaurés, le glissements du flot de la circulation et les gyrophares des voitures publiques (voirie, gendarmerie…) annoncé pour 20h30, le concert commence vers 21 heures mais qu’importe, la nuit est belle, la voisine consent un brin de causette et le vent du soir est un peu frais… Et se déroule le ruban aux couleurs changeantes, allant du dramatique au ludique, des arias choisies, qui vont des pages de Verdi au Summertime de Porgy and Bess de Gershwin en passant par les mélodies de Mozart, Puccini, Leoncavallo, Bizet, Catalani, Cilea, Giordano. Et aussi quelques ritournelles napolitaines parlant de soleil, d’amour et d’eau bleue quand la Méditerranée est à proximité. Atmosphère bon enfant pour ce concert laissé au plaisir des premiers noctambules du week-end avec, en priorité, le plaisir de partager la musique et le chant. Abstraction faite d’un orchestre aux notes qui tirent et gondolent, aux « ut » des ténors qui cassent en montant ou aux graves des barytons qui achoppent en faisant des chutes fatales… Si Penny Pavlakis (en longue robe de soie rouge avec écharpe en gaze de la même couleur) est nettement supérieure, artistiquement, à ses partenaires de scène, cela donne bien entendu un ton inégal à la représentation ; mais il semble que le choix ici est celui de trouver la voie (voix) vers le cœur des auditeurs et s’affirmer dans le paysage musical local. Pour conclure, après la « paix » et la « malédiction » de la Force du destin, de Verdi, finale sous les feux de la rampe en groupe. De la bonne humeur, de l’entrain, de la joie, un grand sourire et c’est le populaire et vif Funiculi-funicula qui clôt la ronde. « À l’année prochaine », lance Penny Pavlakis en saluant le public avec les autres artistes, mais on espère dans une formule plus originale et un ton d’ensemble plus maîtrisé. E. D.
C’est sous le label d’ « Opéra dans le parc » que Penny Pavlakis, ainsi que ses amis amoureux de la musique, ont présenté une soirée de bel canto en plein air, place des Martyrs. Soirée de fin d’année, très genre amateur, avec des airs connus du répertoire lyrique et très aimés du public. Sur une scène montée de toute pièce, avec spots et écran projetant des dessins géométriques mobiles, entre les bâtiments du centre-ville éclairé, bordée des deux artères principales de la capitale (oui, vous imaginez les bruits des voitures un samedi soir), voilà un petit orchestre d’une vingtaine de personnes, un chœur, quelques chanteurs (mais où sont donc les « special international guests » que nous proposent les cartons d’entrée ?) – Camille Hanna, Émile Karam, Harout Jamgotchian, Marie-Jean Atallah – le...