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Coupe UEFA : peu de supporters marseillais à Anfield

«Chanter dans Anfield Road » : même si les résultats erratiques cette saison ont largement plombé l’atmosphère, les supporteurs marseillais trépignent à l’idée de visiter le stade culte de Liverpool, où l’OM dispute demain les 8es de finale aller de la Coupe de l’UEFA. Au dernier pointage hier soir, ils devraient être un millier, membres de clubs organisés, à rallier le nord de l’Angleterre pour cette affiche alléchante sur le papier, qui titille plus les appétits que les matches de Ligue des champions contre Porto ou le Partizan Belgrade. La veille, pourtant, toutes les places acquises par le club n’avaient pas trouvé preneurs. « Nous étions dans le passage à vide après la raclée à Bastia (4-1 en championnat dimanche) ». « Depuis, ça repart fort, le téléphone n’arrête pas. Je pense que deux tiers des gens y vont vraiment pour voir l’OM, et qu’un tiers est motivé par l’idée d’aller voir ce stade et faire un beau voyage », observe Jacques Pélissier, président du club central des supporteurs (4 000 membres revendiqués). Lors du premier match de poule en Ligue des champions, au Real Madrid, début septembre, ils étaient 2 500. « Et encore, nous aurions pu être 5 000 si le Real nous en avait laissé la possibilité. Mais si l’équipe était conquérante et jouait le titre, nous aurions refusé du monde pour Liverpool, confirme Michel Tonini, vice-président des Yankees (5 000 membres). Aller voir Anfield et se couvrir de ridicule comme à Bastia, ça refroidit les ardeurs. » L’éloignement et le prix du voyage (environ 330 euros) ont également limité les demandes. « Magique » Chez les Winners (5 000 membres), on affirme aussi que « la plupart des gens ne viennent que pour le stade. On encouragera l’OM, mais le cœur n’y est pas trop. On y va pour chanter dans Anfield, car un bon fan veut voir tous les stades mythiques ». En d’autres temps, « on aurait pu être aisément 3 500 », assure l’un des responsables. Le club marseillais, pour encourager ses troupes au déplacement, a mis la main à la poche, à hauteur d’environ 100 euros par place achetée. Il faudra peut-être cela pour encaisser les chants de quelque 40 000 indéfectibles supporteurs de ce stade promis à terme à la rénovation ou la destruction. Dominique Bathenay, milieu de terrain de la grande équipe de Saint-Étienne, y inscrivit un but énorme, en quarts de finale retour de la Coupe des champions en 1977, que les Verts perdirent 3-1. De ce stade si attachant, il dit qu’il « respire le football », qu’il est « magique ». « Il est en plein milieu de la ville, on bute quasiment dessus. Il inspire le respect du foot, mais on n’a pas de crainte lorsqu’on y joue. Au contraire, c’est beaucoup de bonheur et on a parfois tendance à être plus spectateur qu’acteur. Si j’ai un conseil à donner aux Marseillais, c’est de ne pas se laisser griser par la beauté des chants et de cette ambiance. »
«Chanter dans Anfield Road » : même si les résultats erratiques cette saison ont largement plombé l’atmosphère, les supporteurs marseillais trépignent à l’idée de visiter le stade culte de Liverpool, où l’OM dispute demain les 8es de finale aller de la Coupe de l’UEFA.
Au dernier pointage hier soir, ils devraient être un millier, membres de clubs organisés, à rallier le nord de l’Angleterre pour cette affiche alléchante sur le papier, qui titille plus les appétits que les matches de Ligue des champions contre Porto ou le Partizan Belgrade.
La veille, pourtant, toutes les places acquises par le club n’avaient pas trouvé preneurs. « Nous étions dans le passage à vide après la raclée à Bastia (4-1 en championnat dimanche) ».
« Depuis, ça repart fort, le téléphone n’arrête pas. Je pense que deux...