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Actualités - Chronologie

Ziyad Baroud : Beyrouth doit incarner représentativité et convivialité

Joignant sa voix à celles qui réclament, depuis un certain temps, la division de Beyrouth en plusieurs arrondissements, à l’instar de nombreuses capitales européennes ou arabes, M. Ziyad Baroud, avocat consultant du Pnud et chargé de cours à l’USJ, justifie son choix par la nécessité d’une synthèse entre la représentativité et la convivialité, une double caractéristique qui est, selon lui, incontournable dans une ville pluraliste comme l’est la capitale. Cet objectif ne saurait toutefois être réalisé par le système de « quotas » en vigueur entre les confessions car, dit-il, si le chef du gouvernement a su respecter l’équilibre communautaire – le conseil municipal de Beyrouth est composé de 12 chrétiens et de 12 musulmans – « qui nous dira que cette formule continuera de prévaloir à l’avenir ? ». Le système de quotas est d’autant plus pernicieux, poursuit-il, que bientôt, toutes les autres municipalités finiront par le réclamer, ce qui nous enfermerait un peu plus dans le cercle vicieux du confessionnalisme. Et M. Baroud de rappeler qu’à l’application, la formule actuelle a prouvé ses limites et sa perversité, « car les candidats chrétiens qui sont élus par les sunnites ne sont aucunement représentatifs de leurs communautés ». Pour résoudre ce problème, deux solutions peuvent être envisagées, estime l’avocat : soit l’adoption d’un mode de scrutin proportionnel, soit la partage de la ville en plusieurs arrondissements, comme c’est le cas à Paris, ou même à Ryad, « une ville que le Premier ministre (Rafic Hariri) doit bien connaître ». C’est le moyen idéal de concilier les deux principes de représentativité et de convivialité, dit-il. Rappelant qu’il existe historiquement 12 quartiers à Beyrouth, dont certains sont mixtes, il avance l’idée que le découpage électoral pourrait se faire sur cette base. L’originalité de sa proposition réside toutefois dans le fait qu’une fois élus, les 12 conseils municipaux devront désigner un président et un vice-président qui pourront se réunir, à leur tour, dans le cadre d’une fédération municipale. « Ainsi, dit M. Baroud, le principe de la démocratie de proximité sera entièrement réhabilité ». Le juriste conclut en rappelant que Kamal Joumblatt avait, dès 1963, suggéré la division de la ville en plusieurs circonscriptions, « sauf qu’à l’époque, les chrétiens, qui étaient majoritaires, avaient refusé. L’histoire se répète, et nous revoilà à la case départ avec une démographie en faveur des sunnites ».
Joignant sa voix à celles qui réclament, depuis un certain temps, la division de Beyrouth en plusieurs arrondissements, à l’instar de nombreuses capitales européennes ou arabes, M. Ziyad Baroud, avocat consultant du Pnud et chargé de cours à l’USJ, justifie son choix par la nécessité d’une synthèse entre la représentativité et la convivialité, une double caractéristique qui est, selon lui, incontournable dans une ville pluraliste comme l’est la capitale. Cet objectif ne saurait toutefois être réalisé par le système de « quotas » en vigueur entre les confessions car, dit-il, si le chef du gouvernement a su respecter l’équilibre communautaire – le conseil municipal de Beyrouth est composé de 12 chrétiens et de 12 musulmans – « qui nous dira que cette formule continuera de prévaloir à l’avenir ? »....