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Actualités - Chronologie

11/9 : nouveau procès à Hambourg pour le seul condamné au monde

La justice allemande a cassé hier le verdict du Marocain Mounir el-Motassadeq et ordonné un nouveau procès pour le seul condamné au monde pour les attentats du 11 septembre 2001, infligeant un nouveau revers à l’accusation après le récent acquittement d’un autre suspect. La Cour de cassation allemande a estimé que les droits de la défense n’avaient pas été pleinement respectés et mis en exergue le refus des autorités américaines de transmettre un témoignage-clé. Âgé de 29 ans, Motassadeq avait été condamné en février 2003 à Hambourg (nord) à 15 ans de réclusion criminelle, la peine maximale en Allemagne pour les faits qui lui étaient reprochés, à savoir « complicité de meurtre dans 3 066 cas » (le nombre de victimes des attentats aux États-Unis) et « participation à une organisation terroriste ». La décision de la Cour de cassation intervient un mois après l’acquittement d’un autre Marocain, Abdelghani Mzoudi, par une cour de Hambourg qui avait jugé les preuves insuffisantes tout en refusant de le considérer « innocent ». Comme ceux de Hambourg dans l’affaire Mzoudi, les magistrats de la Cour de cassation ont estimé les preuves insuffisantes pour condamner Motassadeq, mettant l’accent sur le rôle « central » du témoignage de Ben al-Shibh. Dans son arrêt, la Cour de cassation a estimé que « la lutte contre le terrorisme ne pouvait être une guerre sauvage et injuste ». C’est un revers cinglant pour le parquet fédéral allemand, à l’origine des poursuites contre Motassadeq et Mzoudi, qui avait laissé entendre que ce témoignage ne jouerait aucun rôle dans le recours en cassation de Motassadeq.

La justice allemande a cassé hier le verdict du Marocain Mounir el-Motassadeq et ordonné un nouveau procès pour le seul condamné au monde pour les attentats du 11 septembre 2001, infligeant un nouveau revers à l’accusation après le récent acquittement d’un autre suspect. La Cour de cassation allemande a estimé que les droits de la défense n’avaient pas été pleinement respectés et mis en exergue le refus des autorités américaines de transmettre un témoignage-clé.
Âgé de 29 ans, Motassadeq avait été condamné en février 2003 à Hambourg (nord) à 15 ans de réclusion criminelle, la peine maximale en Allemagne pour les faits qui lui étaient reprochés, à savoir « complicité de meurtre dans 3 066 cas » (le nombre de victimes des attentats aux États-Unis) et « participation à une organisation terroriste...