«S ’il y a une décision politique de réouverture de liaisons aériennes entre le Liban d’une part, le Brésil et l’Australie d’autre part, l’administration de la Middle East Airlines ne peut qu’obtempérer. Mais l’État devra à ce moment-là assumer ses responsabilités, en s’engageant à couvrir les éventuelles pertes. » C’est ce qu’a déclaré le PDG de la MEA, Mohammed el-Hout, lors d’un point de presse destiné à lancer la carte MEA Cedar Miles-Banque Audi.
Ont pris part à cette rencontre outre M. Hout, le PDG de la Banque Audi, Raymond Audi, Ayla Damé (MEA) et Imad Itani (Banque Audi).
M. Hout a souligné que le partenariat entre le transporteur national et la Banque Audi n’est pas à ses débuts. Dans un premier temps, la Banque Audi avait financé l’achat par la MEA de six avions. Aujourd’hui, le partenariat, également à caractère commercial, vise à renforcer les effets du programme de fidélisation de la compagnie aérienne nationale.
Prié de se prononcer sur le bilan de la compagnie pour 2003, Mohammed el-Hout a parlé d’une amélioration des résultats financiers (préliminaires) non encore audités de la compagnie pour 2003 par rapport à l’année précédente. Il a refusé de donner un chiffre ou une proportion avant que les comptes ne soient audités.
En réponse à une question posée par un journaliste sur l’ampleur de l’appui de la Banque Audi à la MEA et si le même traitement allait être réservé à la TMA, Mohammed el-Hout a spécifié qu’il fallait être précis. « C’est la BDL qui a financé le plan de redressement de la MEA. La Banque Audi n’a fait qu’accorder un prêt commercial à la compagnie pour l’acquisition d’une partie des appareils de sa nouvelle flotte », a-t-il dit.
Prié de dire si des négociations sont de nouveau en cours pour une éventuelle fusion ou acquisition entre la MEA et le transporteur libanais de cargo, le PDG de la MEA a affirmé que « la Middle East Airlines n’est plus intéressée ».
Quant au PDG de la Banque Audi, il s’est montré on ne peut plus diplomate, en soulignant que « le dossier de la TMA pourrait être étudié sous un angle commercial, à l’instar d’autres affaires qui lui seraient proposées ».
La Trans Mediterranean Airways connaît, rappelle-t-on, des difficultés financières qui l’ont contrainte à opérer un dégraissage drastique au niveau de son personnel. Le principal actionnaire de la compagnie est le PDG de la Banque Libano-Française, Farid Raphaël.
Liliane MOKBEL
«S ’il y a une décision politique de réouverture de liaisons aériennes entre le Liban d’une part, le Brésil et l’Australie d’autre part, l’administration de la Middle East Airlines ne peut qu’obtempérer. Mais l’État devra à ce moment-là assumer ses responsabilités, en s’engageant à couvrir les éventuelles pertes. » C’est ce qu’a déclaré le PDG de la MEA, Mohammed el-Hout, lors d’un point de presse destiné à lancer la carte MEA Cedar Miles-Banque Audi.
Ont pris part à cette rencontre outre M. Hout, le PDG de la Banque Audi, Raymond Audi, Ayla Damé (MEA) et Imad Itani (Banque Audi).
M. Hout a souligné que le partenariat entre le transporteur national et la Banque Audi n’est pas à ses débuts. Dans un premier temps, la Banque Audi avait financé l’achat par la MEA de six avions....
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