Libye
Washington entame le dégel
des relations avec Tripoli
le 27 février 2004 à 00h00
Les États-Unis ont entamé hier le dégel de leurs relations avec la Libye pour la récompenser d’avoir révélé son programme de développement d’armes de destruction massive et s’être engagée à l’abandonner.
Tripoli va ainsi être autorisé à ouvrir une section d’intérêts diplomatiques aux États-Unis, et les entreprises américaines qui avaient déjà des activités dans ce pays avant l’instauration des sanctions américaines en 1981 vont pouvoir négocier les termes de leur réactivation.
L’interdiction faite aux ressortissants américains de se rendre en Libye va également être levée et ceux-ci seront désormais autorisés à dépenser de l’argent dans ce pays. Washington et Tripoli vont également développer leur coopération dans le domaine humanitaire, notamment pour la prévention et la lutte contre les maladies.
Ces mesures étaient attendues après l’engagement le 19 décembre dernier du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi à révéler son programme de développement d’armes de destruction massive (ADM) et à le démanteler sous le contrôle des Américains, des Britanniques et de la communauté internationale.
« Ces deux derniers mois, la Libye a pris des initiatives significatives pour se conformer à son engagement de révéler et démanteler tous ses programmes d’armes de destruction massive, ainsi que ceux liés aux missiles capables de les transporter », a souligné hier la Maison-Blanche dans un communiqué. « Les révélations de la Libye ont aussi permis de mettre un jour un réseau international lié à la prolifération qui vise à contourner les accords de non-prolifération, sans souci pour les conséquences. Les efforts des États-Unis et de la Libye depuis le 19 décembre ont rendu notre pays plus sûr et contribué à la paix dans le monde », a affirmé la présidence américaine dans un communiqué.
Attendue depuis plusieurs jours, l’annonce américaine avait été retardée par des déclarations du Premier ministre libyen Choukri Ghanem selon lesquelles Tripoli n’avait accepté d’indemniser les familles des 270 victimes de l’attentat contre un avion américain en 1988 que pour « acheter la paix » avec les pays occidentaux.
La Libye avait accepté sa responsabilité pour la destruction de ce Boeing de la Panam au-dessus de Lockerbie (Écosse) dans un texte envoyé en août 2003 au Conseil de sécurité de l’Onu. Celui-ci avait levé le mois suivant les sanctions internationales contre Tripoli, mais Washington avait maintenu les siennes.
Tripoli est revenu mercredi sur les déclarations de M. Ghanem et réaffirmé sa responsabilité dans l’attentat pour lequel un ex-agent des renseignements libyens avait été condamné à perpétuité par un tribunal britannique en 2001 avant de voir sa peine réduite en novembre 2003.
Les États-Unis ont entamé hier le dégel de leurs relations avec la Libye pour la récompenser d’avoir révélé son programme de développement d’armes de destruction massive et s’être engagée à l’abandonner.
Tripoli va ainsi être autorisé à ouvrir une section d’intérêts diplomatiques aux États-Unis, et les entreprises américaines qui avaient déjà des activités dans ce pays avant l’instauration des sanctions américaines en 1981 vont pouvoir négocier les termes de leur réactivation.
L’interdiction faite aux ressortissants américains de se rendre en Libye va également être levée et ceux-ci seront désormais autorisés à dépenser de l’argent dans ce pays. Washington et Tripoli vont également développer leur coopération dans le domaine humanitaire, notamment pour la prévention et la lutte contre...
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