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Actualités - Opinion

Sur les Campus Rentrée politique d’un dynamisme particulier à l’USJ

Après une quinzaine, entre la mi-janvier et le début février plutôt morose sur le plan de l’action estudiantine, consacrée principalement aux études et aux examens, les étudiants de l’Université Saint-Joseph (USJ), et tout particulièrement le campus des sciences sociales (rue Huvelin), est en train de vivre une « rentrée politique très dynamique », pour employer l’expression du président du bureau de la faculté de droit au sein de l’amicale, Amine Assouad. Il suffit de passer en revue les différents événements qui se sont déroulés ces derniers jours à l’initiative des responsables estudiantins du campus des sciences sociales – ou bien ceux qui sont prévus dans les jours à venir –, pour se rendre compte qu’il existe bel et bien une dynamique politique qui regagne progressivement l’université. À titre d’exemple, le bureau de l’Institut des sciences politiques, dont le président est Jamil Moawad, a inauguré mercredi dernier sa « Tribune culturelle », un mini-cénacle estudiantin. Cette tribune vise à donner tour à tour la parole à des étudiants et à des personnalités éminentes de la société civile sur des sujets politiques et civiques, dans un style académique. Des personnalités politiques et des étudiants, parmi l’auditoire, sont invités à participer au débat qui suit l’intervention principale. La « Tribune libre » possède un double objectif : contribuer au renouvellement des élites politiques et favoriser l’interaction entre étudiants et personnalités politiques sur des sujets politiques, mais à un niveau académique. Selon M. Moawad, créateur du projet, il s’agit d’« un espace de dialogue et de liberté pour toutes les personnes et en particulier les jeunes désirant investir leur potentiel dans le combat pour la liberté ». « Les jeunes pourront désormais diffuser leurs idées, lesquelles seront sans doute le moteur d’une dynamique de changement, participant ainsi à la formation d’une nouvelle élite politique au Liban », affirme-t-il. L’avocat Ziyad Baroud, spécialiste de la décentralisation administrative, devrait être le prochain invité de cette tribune. Un autre exemple de cette nouvelle dynamique estudiantine à l’USJ, la mise en marche du projet interestudiantin « Le Nouvel Espace – Innovation et mémoire », à l’initiative de deux étudiants en économie, Ziad Gebran (USJ) et Yalda Aoucar (AUB). M. Paul Khalifé, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Magazine, a animé cette semaine un débat sous le thème « Autocritique de l’opposition », sur le campus de la rue Huvelin (voir ci-dessous). L’occasion pour des étudiants de l’Université libanaise, de l’Université américaine de Beyrouth (AUB) et ceux de l’USJ de dialoguer ensemble autour d’une même table. Rappelons que le projet de M. Gebran et de Mlle Aoucar vise, au niveau de la mémoire, à « démolir les préjugés, démythifier le Liban et se réconcilier avec le passé » et, sur le plan de l’innovation, à « avancer de nouvelles discussions, imaginer de nouveaux enjeux et introduire de nouveaux intervenants ». Deux événements programmés par les responsables estudiantins revêtent par ailleurs un caractère particulier : l’ancien bâtonnier Chakib Cortbaoui s’est exprimé mardi, rue Huvelin, sur les ingérences politiques dans le judiciaire, dans le cadre d’une conférence-débat, tandis que le président de la Fondation des droits de l’homme et du droit humanitaire (FDHDH), Waël Kheir, donnera samedi un séminaire aux étudiants du campus sur les droits de l’homme. Ces événements prouvent l’attachement des étudiants à la culture des droits de l’homme et au respect du droit en général. Il convient également de mentionner, pêle-mêle, la « Journée de solidarité avec les agriculteurs libanais » organisée mercredi, la publication de l’organe de presse de la faculté d’économie Éco-libre (dont le rédacteur en chef est Ziad Gebran), la prochaine publication de la revue de la faculté de droit Béryte (dirigée cette année par MM. Wassim Jabre, Julien Cardahi et Michel Tabbal), puis de la revue de la faculté de gestion, à paraître pour la première fois. Et, enfin, la création de deux ciné-clubs, l’un pour la faculté de droit, avec au programme Bon Voyage de Jean-Paul Rappeneau, et l’autre pour les sciences politiques, qui diffusera le documentaire réalisé par la chaîne télévisée al-Jazeera sur la guerre du Liban. « Je pense que nous sommes passés à une deuxième phase de ce que le père Sélim Abou a appelé la résistance culturelle. Nous donnons la priorité aux problèmes qui touchent directement les Libanais, conséquence notamment de la présence syrienne », affirme Karim Aboucharaf, président du bureau de la faculté d’économie au sein de l’amicale. « Pour l’instant, nous collectons des données et cherchons à conscientiser, avant de passer à l’étape supérieure, qui consistera à trouver des remèdes aux problèmes évoqués », a-t-il indiqué. Michel HAJJI GEORGIOU
Après une quinzaine, entre la mi-janvier et le début février plutôt morose sur le plan de l’action estudiantine, consacrée principalement aux études et aux examens, les étudiants de l’Université Saint-Joseph (USJ), et tout particulièrement le campus des sciences sociales (rue Huvelin), est en train de vivre une « rentrée politique très dynamique », pour employer l’expression du président du bureau de la faculté de droit au sein de l’amicale, Amine Assouad.
Il suffit de passer en revue les différents événements qui se sont déroulés ces derniers jours à l’initiative des responsables estudiantins du campus des sciences sociales – ou bien ceux qui sont prévus dans les jours à venir –, pour se rendre compte qu’il existe bel et bien une dynamique politique qui regagne progressivement l’université.
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