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Londres dément toute manipulation sur la légalité de la guerre

Le gouvernement britannique a nié hier que le procureur général Peter Goldsmith ait changé son avis sur la légalité d’une guerre en Irak au regard du droit international pour rassurer les chefs militaires. Le procureur général Peter Goldsmith aurait été obligé de revoir son avis « équivoque » afin de convaincre les responsables des forces armées britanniques de la légalité d’une guerre sans une résolution de l’Onu autorisant explicitement le recours à la force, a affirmé hier l’Observer. Selon un autre journal dominical, l’Independent on Sunday, M. Goldsmith avait développé, entre novembre 2002 et janvier 2003, des positions proches du Foreign Office, jugeant qu’un feu vert clair de l’Onu était nécessaire pour assurer la légalité de la guerre. L’ancienne ministre du Développement international Clare Short, qui a démissionné en mai pour dénoncer la politique britannique en Irak, avait affirmé que l’avis de M. Goldsmith avait été « manipulé » pour convaincre les forces armées de la légalité de la guerre. « On m’a dit au plus haut niveau... que les militaires auraient refusé de faire la guerre, quoi qu’en dise le Premier ministre (Tony Blair), sans l’avis du procureur général », a-t-elle insisté dans l’Observer. « La question est de savoir si le procureur a été influencé » pour donner un avis favorable à la guerre, a-t-elle ajouté. « Nous avons une série d’inventions et d’allégations soutenues par aucune preuve pouvant suggérer que le gouvernement ait fait quoi que ce soit en sous-main », a rétorqué hier le « leader » de la Chambre des communes Peter Hain à la chaîne de télévision indépendante ITV. Downing Street refuse la publication de l’avis complet de M. Goldsmith, dont seule la conclusion jugeant la guerre légale au regard du droit international a été rendue publique. M. Goldsmith s’en tient à son avis qui était « juste alors et juste aujourd’hui », a affirmé hier un porte-parole de Downing Street. L’ex-ministre des Affaires étrangères Robin Cook, qui a démissionné le 19 mars pour marquer son opposition à la guerre sans aval clair de l’Onu, a suggéré hier, à la BBC télévision, que M. Goldsmith s’explique en public sur la légalité de la guerre. « Pourquoi le procureur général ne ferait pas une conférence dans une université londonienne sur les raisons pour lesquelles il pensait que la guerre était légalement justifiée et pourquoi il le pense toujours, en dépit de tout ce que nous savons » sur l’absence d’armes de destruction massive, a-t-il dit.
Le gouvernement britannique a nié hier que le procureur général Peter Goldsmith ait changé son avis sur la légalité d’une guerre en Irak au regard du droit international pour rassurer les chefs militaires.
Le procureur général Peter Goldsmith aurait été obligé de revoir son avis « équivoque » afin de convaincre les responsables des forces armées britanniques de la légalité d’une guerre sans une résolution de l’Onu autorisant explicitement le recours à la force, a affirmé hier l’Observer.
Selon un autre journal dominical, l’Independent on Sunday, M. Goldsmith avait développé, entre novembre 2002 et janvier 2003, des positions proches du Foreign Office, jugeant qu’un feu vert clair de l’Onu était nécessaire pour assurer la légalité de la guerre.
L’ancienne ministre du Développement...